La Tribune

Easycare veut dominer le marché des centres de contacts externalisés

latribune.fr  |   -  402  mots
Le télétravail a encore du mal à percer en France. Mais Christophe Sarrabayrouse, co-fondateur et directeur général d'Easycare, a bien l'intention de le développer pour les métiers des centres d'appels. Créée en 2006, ce spécialiste français de la relation client en mode télétravail s'adresse aux grands comptes qui traitent de très gros volumes d'appels. Pour ce faire, Easycare a développé une plateforme téléphonique Web à laquelle se connectent depuis leur domicile ses télé-opérateurs salariés (répartis sur toute la France) et les clients. « Le gain de productivité du télétravail n'est plus à prouver, encore faut-il que les grands donneurs d'ordre jouent le jeu et recourent aux centres d'appels localisés en France », précise le dirigeant. Pour attirer les banques, les opérateurs télécoms et les services publics, Easycare propose des tarifs attractifs et des services à valeur ajoutée. Par exemple, son client L'Oréalcute;al peut bénéficier pour sa hotline de télé-conseillères en esthétique. « Ce marché au modèle dit du homeshoring décolle en France avec une croissance de 15 % et environ 30.000 emplois à créer à domicile d'ici à quatre ans », détaille Pierre Loup, directeur associé chez A Plus Finance. Un secteur d'activité investi depuis dix ans par les États-Unis où plus de 300.000 téléopérateurs travaillent depuis leur domicile. La société a levé en novembre dernier 2,9 millions d'euros auprès d'A Plus Finance qui entre dans son capital à hauteur de 1,75 million d'euros et auprès de trois fonds de capital-risque Entrepreneur Venture, Esfin Participation et Croissance Nord-Pas-de-Calais. « Nous sommes montés au capital d'Easycare qui se développe et a remporté de gros contrats tels l'Unicef et L'Oréalcute;al. Ce secteur d'activité est estimé à deux milliards d'euros dans l'Hexagone» explique Pierre Loup. RecrutementEasycare devrait réaliser cette année un chiffre d'affaires de près de 3 millions d'euros. Avec cette levée de fonds, la société implantée à Paris qui emploie 220 télé-agents veut notamment renforcer ses équipes commerciales. « Nous allons recruter des télé-conseillers experts d'un secteur d'activité, des directeurs de projets, des directeurs de production et des commerciaux pour notre siège », souligne Christophe Sarrabayrouse. Les nouvelles équipes sont formées pendant un mois, à la relation client bien sûr, mais aussi aux produits des clients. Clarisse Burge
Réagir