Après les économistes et les organisations patronales, c'est au tour des réseaux consulaires de s'alarmer de la fragilité du financement à long terme des PME et des Entreprises de taille intermédiaire (ETI) non cotées. Une question qui se pose avec d'autant plus d'acuité qu'un durcissement brutal du crédit bancaire est désormais envisageable. « Il y a une réelle urgence à trouver des solutions. Les banques sont sous pression, fragilisées par la crise de la dette souveraine. Elles pourraient durcir l'accès au crédit », explique Cécile André-Leruste, associée chez Roland Berger, élue de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP).
Dans ce contexte, elle dresse dans une étude que « La Tribune » dévoile en exclusivité un tableau plutôt pessimiste de la situation des entreprises. « Les PME-ETI sont structurellement dépendantes du financement bancaire aussi bien à court terme qu'à long terme. La baisse du taux d'autofinancement des entreprises entamé pendant les années 1990, conjuguée à la faiblesse des financements alternatifs par les marchés et les acteurs du capital-investissement, accentuent cette dépendance», avance-t-elle. Les évolutions du cadre prudentiel des banques et des...
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