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Le débat sur les projets d'allongement de la durée de vie des centrales risque de se rouvrir

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EDF, qui souhaite faire fonctionner ses 58 réacteurs quarante, voire soixante ans, à l'instar de ce que prévoient les exploitants américains, pourrait voir son projet compliqué par les retombées de l'accident de Fukushima. Ces trois réacteurs fonctionnent respectivement depuis 41, 39 et 37 ans. Ce qui relance les questions sur le vieillissement des centrales et surtout sur l'évolution de leur niveau de sûreté. Les premières décisions politiques annoncée lundi visent d'ailleurs à suspendre de tels projets. C'est le cas de l'Allemagne qui gèle pendant au moins trois mois sa récente décision de prolonger ses centrales. Et de la Belgique qui va encore plus hésiter à ratifier sa décision de prolonger de dix ans ses trois plus anciens réacteurs. EDF a déjà commencé lundi à prendre la parole pour justifier le processus français de validation de toute prolongation par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). L'ASN ne donne pas son approbation de façon générique pour tout le parc, ni même une famille de réacteurs identiques mais examine dans le détail les projets centrale par centrale. Le mot d'ordre : faire évoluer la sûreté des anciens réacteurs au niveau de celle des EPR, de troisième génération. Un chantier estimé par EDF jusqu'à présent à 600 millions d'euros par réacteur. Un budget qui pourrait être revu à la hausse si les exigences de l'ASN évoluent pour intégrer le retour d'expérience de Fukushima. Après le premier feu vert donné en décembre 2010 à la prolongation, jusqu'à 40 ans, d'un réacteur du Tricastin, l'ASN devait rendre son avis au cours du premier semestre 2011, sur celle de Fessenheim 1, en service depuis 1979. M.C.L.
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