Le leader français du financement cinématographique finance les deux tiers du marché français. Il bénéficie d'une garantie publique partielle. Journal / Banque et assurance
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Source : La Tribune - 15/05/2010 | 23:00 - 364 mots  | 

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Coficiné, la star discrète du festival de Cannes

Une scène de «La princesse de Montpensier», le dernier film de Bertrand Tavernier. Photo : 1996-98 AccuSoft Inc.

« Des hommes et des dieux » avec Lambert Wilson, « La princesse de Montpensier » (en photo) de Bertrand Tavernier, « L'autre monde » avec Louise Bourgoin ; tous ces films français seront présents au festival de Cannes cette année. Mais l'autre point en commun est qu'ils ont tous été financés par Coficiné, le leader français du financement du cinema. La société, composée d'une trentaine d'employés, finance une centaine de films par an, soit les deux tiers du marché français.

Filiale de Natixis

Cette filiale de Natixis se concentre essentiellement sur le développement et la production des films. « Nous commençons à prêter très en amont de la production, en finançant le développement et la création d'un film », explique Didier Courtois Duverger, le PDG de Coficiné. Pour s'assurer de la viabilité des projets, il est en lien étroit avec les distributeurs et les chaînes de télévisions, qui assureront la diffusion des oeuvres, afin d'évaluer les débouchés des films.

650 millions d'euros par an

Les prêts démarrent à 200.000 euros et peuvent atteindre jusqu'à 50 millions d'euros. Coficiné distribue environ 650 millions d'euros par an dont les deux tiers sont dédiés au cinéma et 20% aux téléfilms. Un chiffre important qui s's'explique par une aide publique.

« A notre demande, l'Etat nous garantit à hauteur de 50% les prêts que nous mettons en place pour le financement des films français ce qui nous permet de prêter davantage » ajoute Didier Courtois Duverger. Car Coficiné ne dispose que de 20 millions d'euros de fonds propres. Cela l'oblige à replacer environ 30% de ses encours auprès d'autres banques dont BPCE (actionnaire de Natixis), BNP Paribas et Neuflize, l'actionnaire de son principal concurrent Cofiloisirs.

Un développement à l'international

« Nos encours ont un taux de rotation très élevé, leur durée moyenne étant de 5 à 18 mois » ajoute le patron de Coficiné. Avec un chiffre d'affaires compris entre 15 et 20 millions d'euros, le spécialiste du financement cinématographique réalisé environ 3 millions d'euros de bénéfice, soit une rentabilisé annuelle supérieure à 10%. Le marché français étant saturé, la société essaye de se développer en Italie, en Espagne ou en Grande-Bretagne. Mais ces marchés restent occupés par les banques locales.

Matthieu Pechberty

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