Journal / Evénement
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Source : La Tribune - 16/01/2010 | 22:57 - 1125 mots

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Quand Sarko régit Renault

Informations sociétés


Carlos Ghosn, le PDG de Renault, est convoqué ce samedi par Nicolas Sarkozy pour s'expliquer sur son projet de faire fabriquer la future Clio 4 en Turquie. L'affaire, révélée par « La Tribune » le 8 janvier, a provoqué depuis un mælström politique en France, puis à Bruxelles. Avec force surenchères verbales. Retour en cinq questions sur une folle semaine.

French President Nicolas Sarkozy (2ndL) is welcomed by Carlos Ghosn (2ndR), chairman of French giant automaker Renault, as he arrives with Junior Minister in charge of Employment Laurent Wauquiez (R) for a meeting with trade unions at the company's factory in Sandouville, northwestern France on October 6, 2008. Renault announced last July it will cut about 5,000 jobs in Europe, including some one thousand at the Sandouville plant, among measures to reduce costs by 10 percent as it prepares for a sharp and possibly rocky downturn. AFP PHOTO GERARD CERLES

1. Pourquoi Renault veut-il délocaliser la fabrication de sa Clio ?

Ce n'est pas tout à fait une délocalisation, puisque la Clio 4 n'existe pas encore. Le constructeur met en avant le besoin de libérer son usine de Flins, dans les Yvelines, où est née la première Clio en 1990 et qui fabrique actuellement une partie de la troisième génération du véhicule, afin de dédier ce site à la production des futures petites voitures électriques et des batteries nécessaires à leur fonctionnement. Le groupe a fait du véhicule électrique son cheval de bataille.

L'autre raison pour produire la future Clio 4 en Turquie, dans l'usine de Bursa, plutôt qu'à Flins, c'est la différence de prix de revient entre les deux sites de fabrication. Renault chiffrait en début d'année à 1.400 euros le surcoût de la production en France pour une voiture à 14.000 euros. Or, les petits modèles, s'ils se vendent bien grâce notamment aux primes à la casse, offrent des marges faibles. Le groupe a, pour cette raison, déjà délocalisé vers la Slovénie depuis 2007 la totalité de la fabrication de sa petite Twingo, son modèle vedette. Et plus de la moitié des Clio 3 sont aujourd'hui fabriquées en Turquie.

2. Quels sont les moyens de pression de l'État ?

Depuis une semaine, presque tous les ministres concernés se sont indignés de ce projet de fabriquer la future Clio en Turquie plutôt qu'à Flins. Ils expliquent que l'État a soutenu les deux constructeurs français l'an dernier en leur octroyant des prêts bonifiés de 3 milliards d'euros chacun et qu'il a investi 250 millions, à Flins justement, pour développer les batteries des véhicules électriques. Il serait donc anormal, selon eux, que Renault empoche ces financements publics tout en retirant à la France la production de ce futur véhicule au profit de la Turquie. Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, a convoqué mercredi dernier le directeur général de Renault, Patrick Pélata. Jeudi, il a agité la menace d'une montée de l'État, qui détient 15 % de Renault, au capital du constructeur. Et vendredi, lors de ses v?ux à la presse, il a assuré que la décision de la localisation de la production de la Clio serait prise à l'Élysée... avant de faire un peu machine arrière.

Difficile pourtant d'imaginer que l'État se mêle désormais des choix des lieux de fabrication des voitures du groupe. Quant à acheter 2 % ou 3 % supplémentaires de Renault, cela coûterait à l'Etat 200 à 300 millions d'euros (correction faite), puisque le constructeur vaut aujourd'hui 11 milliards d'euros en Bourse, sans pour autant lui donner beaucoup plus de poids dans les décisions. L'État dispose de deux administrateurs au sein du conseil. Une ingérence plus forte de l'État dans les affaires du constructeur déplairait sans doute fortement à la Bourse ? le titre Renault a d'ailleurs baissé hier à Paris. Et elle ferait réagir Bruxelles qui a d'ores et déjà demandé des explications au gouvernement français.

3. Pourquoi la Commission européenne réagit-elle ?

Ce qui a fait réagir Neelie Kroes, la commissaire européenne à la Concurrence, ce sont surtout les propos de Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, indiquant qu'il fallait que les voitures vendues en france soient produites en France. La commissaire voit dans ces propos une contradiction avec les engagements pris début 2009 par Luc Chatel, le précédent ministre de l'Industrie, lors du lancement du plan français de soutien à l'industrie automobile. Paris avait d'abord annoncé que ses aides aux constructeurs seraient conditionnées à un engagement de maintien de leurs sites de production en France. Mais Bruxelles s'était récrié, au nom du principe communautaire de libre circulation et d'établissement. Pour faire accepter ce plan par la Commission, Luc Chatel avait dû promettre que le « soutien financier du gouvernement français n'était pas lié au choix du lieu de production des voitures ». Un engagement formel avec lequel Christian Estrosi semble prendre pas mal de libertés....

4. D'autres constructeurs européens sont-ils ainsi sous pression de leur gouvernement ?

Il n'y a pas que Carlos Ghosn pour se faire rappeler à l'ordre. En décembre, juste avant Noël, les pouvoirs publics italiens avaient aussi demandé un effort à Sergio Marchionne, l'administrateur délégué du groupe Fiat, pour fabriquer davantage dans la péninsule. Et ce, alors qu'il venait d'annoncer l'arrêt de la production en 2011 de l'usine sicilienne de Termini Imerese. Lors d'une rencontre à Rome avec le gouvernement et les syndicats, Sergio Marchionne n'a pas répondu négativement. Il a même accepté de s'engager à produire de 800.000 véhicules (le niveau d'avant la crise) à 1 million d'unités annuelles, contre 650.000 en 2009, en Italie. Tout en y investissant 8 milliards d'euros.

Sergio Marchionne a cependant clairement expliqué aux autorités qu'il existait une forte disparité entre les niveaux d'utilisation de la main-d'?uvre en Italie et dans les installations étrangères. « Il faut concilier les coûts industriels avec la responsabilité sociale. Se focaliser exclusivement sur l'aspect social entraînerait la disparition de l'entreprise », a-t-il notamment martelé. Et il a assuré au Salon de Detroit que sa décision de fermer Termini Imerese était « irréversible ».

Les usines transalpines de Fiat subissent, comme les sites français de Renault, la rivalité des unités délocalisées. Fiat considère que son usine la plus productive se situe en Pologne, à Tychy. Là sont fabriquées ses célèbres petites Panda et 500, qui se vendent comme des petits pains, ainsi que la Ford Ka pour le compte du constructeur américain. Le site turc de Bursa, voisin de celui de Renault, fabrique désormais tous les petits utilitaires du groupe et leurs dérivés ludospaces. Enfin, le groupe turinois investit dans la reprise de l'usine serbe de Kragujevac, pour y fabriquer des futurs modèles à bas coûts. Rude concurrence pour le tissu industriel péninsulaire.

5. Comment fait Toyota pour produire sa petite Yaris en France ?

Comment est-ce possible ? Renault affirme ne pas pouvoir produire des petits modèles en France dans des conditions satisfaisantes de rentabilité, alors que Toyota se dit satisfait de la compétitivité de son site de Valenciennes, dans le nord de l'Hexagone. Un curieux paradoxe. « C'est une hypocrisie phénoménale de dire que l'on ne peut plus produire en France », nous expliquait récemment Didier Leroy, vice-président exécutif de Toyota Europe, qui a dirigé le site hexagonal depuis les débuts.

Ce Français, ancien de Renault, explique que la réactivité, la flexibilité, une chaîne d'approvisionnement courte, contrebalancent l'éventuel surcoût salarial français par rapport à des pays à bas coûts. Didier Leroy aime d'ailleurs à préciser que les salaires en Europe de l'Est s'accroissent rapidement. Toyota se fait fort d'obtenir un bon rendement grâce à ses célèbres méthodes de management, copiées un peu partout dans le monde et qui font du japonais un exemple de compétitivité industrielle.

Une centaine de fournisseurs de Valenciennes (sur 240) sont d'ailleurs localisés en France ou en Grande-Bretagne. « Il n'y a pas de fatalité à la délocalisation », insiste le dirigeant. Les petites Yaris françaises ne sont pas vendues plus cher que des Renault Clio !

 

Alain-Gabriel Verdevoye et Odile Esposito

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  • garys a écrit le 16/01/2010 à 01:56 :

    • Eh bien,Franchement je m'en fiches je ne conduis plus,cela deviens une affaire d'état.

  • garys a écrit le 16/01/2010 à 02:00 :

    • Désolé mon commentaire n'était pas en relation avec l'article veuillez le rayer"Merci".

  • lionel a écrit le 16/01/2010 à 02:53 :

    • "Quant à acheter 2 % ou 3 % supplémentaires de Renault, cela coûterait 2 à 3 milliards à l'État, puisque le constructeur vaut aujourd'hui 11 milliards d'euros en Bourse" => faux. 2 milliards representent 18% supplémentaires sur 11 milliards...

  • julius a écrit le 16/01/2010 à 03:09 :

    • moi je trouve ca bien , en France on a surement pas besoin d'emplois, y a le chaumage, et puis vous connaissez le prix d'un mannequin pour les crash-tests? je suis sur qu'un turc ca coute moins chere.

  • juju992 a écrit le 16/01/2010 à 04:05 :

    • Et oui le petit Ghosn veut délocaliser à foison pour gagner un ptit peu plus au lieu d'avoir des idées il détruit l'emploi en france et après il va se faire passer pour le génie de service qui a réussi à redresser Renault

  • laurentpierre a écrit le 16/01/2010 à 04:14 :

    • l'éclairage donné par Didier Leroy, vice-président exécutif de Toyota Europe, est très intéressant et mériterait d'être confronté avec le point de vue de Renault: en clair qu'en pense Renault?

  • le reve a écrit le 16/01/2010 à 06:44 :

    • Il faut creer un smic Europeen ainsi que le meme social et beaucoup de problemes pour faire l'Europe seraient resolus.

  • MANUFRANCE a écrit le 16/01/2010 à 07:26 :

    • Le coût de la délocalisation pour la France est supérieur aux bénéfices que l'actionnaire peut trouver dans l'opération. Il y en a assez des délocalisations au départ de la France , le coût social est considérable sur les salariés français. Le moral des salariés français est mauvais comme en témoigne l'épisode Fance Télécom. Il faut changer la politique européeene quand ses conséquences coûtent des vies humaines en nombre. L'hyper concurrence devient dangereuse entre les salariés. Cordialement

  • chevalier du web a écrit le 16/01/2010 à 08:18 :

    • Delocalisons, fabriquons en Turquie. Et avec quel argent les francais iront ils acheter leur clio 4? Ils n'ont deja plus les moyens d'acheter une logan...

  • capitoul a écrit le 16/01/2010 à 09:09 :

    • Le président, le ministre découvre que RENAULT ou l'état à 15 fabrique à l'étranger, merveille merveille, on voit que personne n'écoute ni ne voit ce qui se passe, le reve de renault c'est de ne plus aovir d'usine en france depuis 30 ans, on voit que lorsqu'on informait les dirigeants de ce pays du comportement de renault dans les relations ,??? avec ses fournisseurs, conditions d'achats abérentes, les gouvernements succesifs cepuis 30 ans ne tenaient pas compte de ces remarques et s'exboaudisé des réussites à l'étranger, bravo les petites voitures fabtiquées a l'étranger espagne turquie ... QUI REVIENNENT EN FRANCE et font de la marge pour renault et désorganise la balance commerciale, enfin on dirait que les politiques ont compris, ............ pour l'instant

  • timpouce64 a écrit le 16/01/2010 à 09:32 :

    • mr Sarko a choisi l'Europe comme la majorité de citoyens d'accord donc la délocalisation qu'il subit sa politique qu'il ramasse une déculotte aux élections je suis un déçu de sa politique

  • dupognon a écrit le 16/01/2010 à 09:36 :

    • Produire moins cher ailleurs est une hérésie en ces temps de crise?Car moins il y a d'emplois en France, moins il y a de consommation!! Sans compter les cotisations qui ne rentrent plus :sécu,retraite et les aides sociales qui augmentent chomage,RSA,ASS..... De plus la turquie ne fait pas partie de l'europe

  • attila67 a écrit le 16/01/2010 à 09:44 :

    • Ils sont totalement contre quand on parle de la Turquie tous qui touche la Turquie ils sont vraiment jaloux sa me fait de la peine pour Sarkozy, deja qui fait pitié avec toute les vidéos qu'on a sur lui il devrait être viré de la présidentielle depuis lontemps.

  • papy a écrit le 16/01/2010 à 09:47 :

    • Profiter de l'argent du contribuable lorsque les affaires vont mal, pour maintenir l'emploi en France, passe encore, mais aller en faire profiter un pays, qui n'appartient pas à la Communauté Européenne, c'est inadmissible. Renault n'a quà aller vendre ses voitures aux Turcs! j'espère que le Président de la République se souviendra des ses engagements.

  • titi a écrit le 16/01/2010 à 09:55 :

    • voila encore bruxelles!!! ce qui prouve que pour bruxelles la turquie fait partie de l'europe que de mensonges !!! nous ne sommes pas sortie de la M....??

  • Timmor a écrit le 16/01/2010 à 10:10 :

    • Votre article a visiblement mis la pagaille et je voudrais seulement savoir quel est le sérieux de l'information que vous avez sortie le 8 janvier ? source Renault, source syndicale ??? Merci

  • dallas a écrit le 16/01/2010 à 10:26 :

    • Renault devrait prendre exemple sur Toyota avec sa Yaris. La Yaris au moins ne creuse pas le deficit commercial.

  • Peel a écrit le 16/01/2010 à 10:36 :

    • Dans la partie 5, vous auriez pu évoquer un taux de syndicalisation plus faible et une ancienneté moindre de l'usine de Toyota par rapport à celles de Renault !

  • nospammer a écrit le 16/01/2010 à 11:06 :

    • Parce que Sarko gère encore qqe chose? Mdr!

  • pierrepaulg a écrit le 16/01/2010 à 11:28 :

    • Jeu de mot un peu pourri pour le titre, et puis cette manière de nommer le président par "Sarko". On se croirait au bistrot ! ou peut être la cétéria de la tribune. Vos ventes sont à ce point mauvaises ?

  • charlie a écrit le 16/01/2010 à 11:34 :

    • puique renault et peugeot citroëne veulent fabriquer a l'etranger alors que les français achète etranger suzuky toyota ford ect et laisse les soit disante française au rebut

  • gerber a écrit le 16/01/2010 à 11:41 :

    • Encore une fois,je m'aperçois que les hommes politiques qui s'agitent beaucoup pour donner de l'argent aux gros industriels ne décident rien du tout , ce sont les industriels qui font la pluie et le beau temps et font surtout ce qu'ils veulent n'en déplaise à nos dirigeants!

  • David a écrit le 16/01/2010 à 11:42 :

    • Il faut virer Calos Ghosn. Son bilan est désastreux, les echecs s'enchainent, il est nul. J'ai une megane et un espace, je ne suis pas pres de racheter une Renault s'ils continuent à sortir des models aussi laid et fabriqué en turquie. Il faut boycoter la clio, acheter des yiaris !!!

  • JEFF a écrit le 16/01/2010 à 11:43 :

    • c'est votre titre qui me fait bondir ! "Quand Sarko régit Renault" . Que diriez-vous alors si le président laissait faire et que la France perdrait encore de nombreux amplois et un savoir faire... Je vois déjà les gros titres : "le président laisse partir à l'étranger la production de voitures Françaises" Vous oubliez aussi une donnée importante : quel est le surcout supplémentaire en carbone pour une vpoiture fabriquée à l'étranger puis raménée en France sans doute par bateau...

  • 2tmt a écrit le 16/01/2010 à 11:58 :

    • Carlos Ghosn se rend à l'Elysée , et alors..., la soupe y est bonne .SARKOZY ne peut pas appliquer les méthodes d'un patron d'entreprise au PDG de Renault , ce serait le monde à l'envers . Aprés avoir optenu - des fonds de l"états pour passer la crise , - les aides pour les remplacements des vehicules agés - des fonds de la honte de la part de l'état afin d' investir dans la mise au point d'une voiture éléctrique - l'argent du contribuable en mettant une partie de son personnel au chomage partiel , rapportant au passage la somme de 500 millions d'euros pour ces actionnaires Carlos Ghosn se rend à l'Elysée pour saluer son copain et négocier au passage de nouveaux avantages pour ces actionnaires.

  • Papouchka a écrit le 16/01/2010 à 12:02 :

    • Comme vous le dites dans le dernier paragraphe, je pense que "l'on reviendra" de la délocalisation. Main-d'oeuvre moins chère ? Certes, mais pollution avec les transports pour répartir la production sur l'Europe. Si l'on en revient de cette délocalisation, il faudra toutefois attirer l'attention aux syndicats français qu'ils sont responsables en majeure partie de ce phénomène à force de réclammer des choses impossibles. Prenez l'exemple du paquebot France qui au départ était géré par la Compagnie Générale Transatlantique, puis ensuite cogéré par la CGT (tout le monde sait hélas ce que c'est), le résultat est que l'on a du le vendre pour une bouchée de pain, et les exemples sont légion malheureusement...

  • 2tmt a écrit le 16/01/2010 à 12:02 :

    • Au fait , pour produire ses véhicules en france , combien Toyota a 't'il reçu comme aides de la part des régions et de l'état ...y compris les éxonérations d'impôts et charges sociales .....

  • Star shell a écrit le 16/01/2010 à 12:04 :

    • Mettez Sarkozy et Estrozy (Estrosi n'étant que la voix de son maître, son nom de ministre devrait être Estrozy) à la tête de Renault. Ce sera alors le début de la fin pour tous les sites français !

  • geha a écrit le 16/01/2010 à 12:17 :

    • a force de delocaliser , ils rèvent si ils pensent vendre leurs voitures aux chomeurs

  • LUCIANO a écrit le 16/01/2010 à 12:18 :

    • l'industrie française est en crise ,la delocalisation ,va ruinè notre pays ,et enrichir les actionnaires,n'oublions pas que la protection social vient des charges payées part l'indutrie.

  • citoyen logique a écrit le 16/01/2010 à 13:56 :

    • Quand est ce que les sympathisants de droite arrêteront de soutenir un tel Président de la République ? Nous savons bien que chaque aide nationale doit avoir l'aval de Bruxelles, et que les bases sont naturellement écrites et signées par les parties. Pourquoi toute cette mascarade depuis 4 jours ? N.S. reçoit Carlos Ghosn. Le président du coup de gueule reçoit un grand patron de l'industrie, pour lui expliquer comment il doit gérer Renault. Dans quelques mois, il nous dira : comment ? Le problème n'est pas résolu, j'ai pourtant pousser une gueulante en temps voulu. Plus de trente ans à des postes élevés, et apparemment aucune expérience positive de "la vie", aucune analyse de situation, aucune intelligence acquise de l'histoire passée. Une planète réduite à des bons et des méchants. Des milliers de conseillers payés très chers pour nous pondre ces inepties dont n'importe qui devrait pouvoir se rendre compte de leur inefficacité. Quelle honte pour notre pays ? Les dirigeants étrangers doivent bien s'amuser. Hélas !!! Un président et des ministres toujours en déplacement pour pas grand chose. Des discours copiés, collés. Des décisions prises sans analyse conséquente par portable, maintenant heureusement sécurisé par Thalès. Parce que jusqu'à présent, les services étrangers connaissaient la politique de la France par simple mise sur écoute de quelques portables dont on ne doute pas que notre cher Président a communiqué le numéro à tous les dirigeants de la planète. Ne pas se douter qu'il ne faut pas parler de choses importantes par téléphone, est réellement incompréhensible. Notre président vit-il dans un monde gentil de bisounours ? Nous pourrions le penser. C'est comme inviter à 50 ans passés sa future femme à Eurodisney. C'est comme courir avec un tee-shirt NYPD, Quelle classe de ressembler à un Michey. Et ça parle d'identité nationale. J'aurai préféré que son père s'arrête avant la France pour faire de la publicité, et donne à notre pays ce président de comédie. Nous n'avions pas besoin d'un acteur, mais d'un réalisateur qui puisse mettre en scène et reprendre les comédiens quand ils se trompent. Presque 3 ans passés à la gouvernance, et aucune vente de matériels français à l'étranger, pourtant annoncée chacune avec tous les médias disponibles (Algérie, Lybie, Emirats, Brésil et j'en passe). Quel bilan, d'autant plus que pour la vente de rafales au président LULA, nous lui avons promis notre technologie (pratiquement un siècle d'expérience assimilé par DASSAULT et ses partenaires technologiques). La récompense au mérite. Dans le privé, avec les moyens engagés, n'importe quel commercial aurait été viré depuis longtemps ? Pourquoi ne pas confier cette mission à Jacques CHIRAC, qui arriverait sans mal à des meilleurs résultats, et cela améliorerait notre balance commerciale. Pour ma part, je n'accorderai aucune confiance à un homme aussi désordonné. Il veut gérer la France comme une entreprise. Heureusement, qu'est ce que ce serait sinon. Notre entreprise FRANCE perd de l'argent comme elle n'en a jamais perdu, mais nous avons des réformes primordiales qui ont été mises en place pour arranger les problèmes. Nos enfants ne travaillent plus le dimanche matin. Nous avons de nouvelles plaques d'immatriculation. Et notre police n'est plus là pour s'occuper des délinquants, mais pour verbaliser les citoyens solvables. Dans certaines régions, au 21 ème siècle, il faudra faire 100 kms pour trouver un service public, tel qu'un hôpital, un tribunal, etc.. Que peut on penser d'une entreprise internationale où le chef charge les camions, fabrique, achète, vend, etc... Arrive à 10 h au travail et prend 8 semaines de congés par an. J'espère que le bon sens reviendra à nos concitoyens pour le bien de tous.

  • Quel bordel! a écrit le 16/01/2010 à 14:03 :

    • Il suffit que les hommes politiques racontent n'importe quoi, de grâce, journalistes, soyez un peu sérieux et vérifiez ce que vous écrivez! Vos articles sont remplis d'erreurs et de fausses ou imcomplèes informations, sans compter des explications d'"experts" qui montrent qu'ils ne connaissent rien au sujet et ne l'ont pas étudié! La presse mérite autre chose...mais c'est mal parti, vous agissez en effet selon l'image de notre époque, vous en êtes une caricature! Quel dommage tout ce bruit autour de Renault, une entreprise edes plus correctes avec son pays d'origine. Il ne prévoit pas de délocaliser, ni de fermer de site, ni de licencier....Il compte organiser sa production avec ses moyens et produire la Clio, en fait comme aujourd'hui en partage, selon les possibilités. Pour faie les véhicules élécriques à Flins il lui faut de la place, c'est quand même l'avenir l'éléctrique! Il ne va pas construire une nouvelle usine pour faire plaisir à Estrosi ou Sarkozy, ça c'était il y a 40 ans et ça a failli tuer Renault! Estrosi raconte n'importe quoi!!!! On ne dirait pas que l'on aime avoir de entreprises qui réussissent au niveau mondial, on voit par le petit trou de la serrure et on attaque où il n' a pas lieu d'aaquer...MAIs quand allez vous vous préoccuper des vrais problèmes? On dit que Renaut fabrique de moins en moins en France, mais combien en Europe? C'est rès honorable et je crois que nous sommes en Europe, pour le reste, il s'agit de gains de vente dans le monde....et d'exportation de pièces et engenierie. La comparaison franco-française dans ce cas est déplorable dans la mesure où Renault jouir le jeu de laest .

  • Germain a écrit le 16/01/2010 à 15:44 :

    • "le PDG de Renault, est convoqué ce samedi par Nicolas Sarkozy" Une simple question : confirmez vous votre expression "EST CONVOQUE" ? Nous , lecteurs , apprécions ce genre de précisions. Merci.

  • tribun a écrit le 16/01/2010 à 16:37 :

    • Poussez le raisonnement jusqu'au bout Mme Nelly Kroes, votre traitement ainsi que celui des fonctionnaires de l'U.E. pourrait être avantageusement(pour nous contribuables) aligné sur celui des ouvriers turcs de Bursa.

  • chris 64 a écrit le 16/01/2010 à 17:00 :

    • Pensez- vous que l'Etat avec le déficit énorme qu'il a puisse donner des leçons de gestion aux industriels qui essaient par tous les moyens de rester compétitifs? Auparavant, du prix de revient découlait le prix de vente,aujourd'hui on part à l'envers en disant:quel est le prix que le client est pret à mettre pour cette voiture?Nous n'avons aucune taxe compensatrice aux frontières il faut bien faire fabriquer au meilleur coût,pour pouvoir vendre au prix du marché.En cas de mévente l'Etat est il prêt à financer Renault?il n'en a pas les moyens et qu'il commence à faire des économies lui même. Que nos ministres qui n'ont jamais rien vendu de leur vie aillent s'inscrire à des cours préparatoires de gestion et tiennent les engagements europeens.On a voulu l'Europe soyons europeens !

  • jon-de-lionne a écrit le 16/01/2010 à 17:23 :

    • comme quoi, il n'est jamais bon de vouloir récupérer des broutilles d'argent public, pour se voir ensuite dicter la conduite à tenir. 1400 ? de différentiel de cout de production multiplier par le nombre de véhicule produit représente assurément plus que l'obole accordée......pour faire vivre des français râleurs....

  • bichique a écrit le 16/01/2010 à 18:17 :

    • il y a longtemps que Renault délocalise sa production alors aujourd'hui pourquoi s'en étonner ( le gouvernement) si ce n'est que pour montrer au bon français de base que l'on est ferme et exigeant !!!!! la même chose s'est produite avec les banques; et pourtant elles continuent leur bisness, encaissent d'énormes profits refusent le crédit aux PME et distribuent toujours des bonus. On ne dit pas assez que la Societé Générale rapatrie 35 milliards d'actifs toxiques en France afin de pouvoir imputer ces pertes sur ses impôts:la banque encaisse les profits les français paient les pertes .

  • dépité a écrit le 16/01/2010 à 18:40 :

    • 2 à 3 % sur 11 milliards, celà ne peut pas faire 2 ou 3 milliards. Comment peut-on imprimer de telles inexactitudes ( pour rester dans le langage "diplomatique"). Quelques vérités, et déductions logiques dans les propos de :"Citoyen logique" "Tribun, et " Chris 64". Et puisqu'on disserte sur la voiture, que penser des " arrangements" sur la taxe carbonne, (Pardon pour employer un Borlogisme "la Contribution climat", celà passe mieux ) "car PAS bonne" pour les entreprises, et leurs compétitivités et des " exonérations multiples, pour les Transports aériens et routiers, sans parler des pêcheurs, agriculteurs, et j'en passe. Cette énième taxe, (23 depuis le début de la mandature, selon ce que j'ai entendu, d'un parlementaire), ne concerne pas tous nos élus, qui peuvent "rouler", et "voler " ( déplacements aériens) gratis. Comme d'habitude c'est le citoyen de base qui paiera, d'une façon ou d'une autre.

  • cesariu a écrit le 16/01/2010 à 18:41 :

    • l'exemple de renault correspond a l'état d'esprit du patronat français qui depuis deux decennies transfert l'industrie à l'étranger,non pas parceque le cout est plus élevé mais tout simplement pour gagner beaucoup plus.la dernière statistique qui date de quelques jours démontre que les ouvriers franç. travaillent beaucoup qu'ailleurs.comprenne qui voudra !!!!

  • voban a écrit le 16/01/2010 à 21:11 :

    • juste retour des choses quant la patronne des patrons francais pas contente du gouvernement algerien ou renault veut vendre toute en les fabricant au maroc cetait niet je remercie bouteflika .ghosn fait des voitures en turquie il les vends en turquie et que normalement la prime ala casse doit concerner que le produit FRANCAIS

  • Bernodeau a écrit le 16/01/2010 à 21:41 :

    • Je n'achète plus de voiture française depuis longtemps ! La qualité française est bien trop basse !!

  • Roseauinflexible a écrit le 17/01/2010 à 08:40 :

    • On en reparle après les élections ? Chiche.

  • PHILOIS83 a écrit le 17/01/2010 à 12:34 :

    • Avec ce principe de délocalisation, nous produisons mois, donc nous ne pouvons pas vendre ce que nous ne produisons pas. C'est l'évidence même ! Or après cela, on nous dit que notre balance commerciale est déficitaire d'une quarantaine de milliards d'euros alors que pour les allemands elle est bénéficiaire de plus de cent milliards ! Ce manque de production - français - engendre un manque de cotisations sociales (déficit de la SS et des caisses de retraite)...Avec les répercussions sur les taxes, les remboursements..etc ! Qu'attendons-nous pour que cela change ? Produisons français, luttons contre le chomage et les déficits !

  • Fourmi a écrit le 17/01/2010 à 12:52 :

    • Les consommateurs français ne sont pas assez nombreux pour satisfaire une multinationale. Le marché de Renault est ailleurs désormais. Tout le monde (le grand capital) vise le marché indien et asiatique. Les multinationales ont tout intérêts à ce que ces pays se développent car derrière ce sont des milliards de consommateurs potentiels (et non 10 à 20 millions comme en France). Voilà la triste réalité. Par conséquent, nous Français, nous avons tout intérêt à laisser tomber les "industries" qui ne nous rapportent plus directement et qui tôt ou tard iront carrément tout installer en Asie (y compris les technocentres, le marketing et le reste). La Turquie est aux portes de l'Asie (ne l'oublions pas). Concentrons nous sur les entreprises qui produisent des produits pour nous, rien que pour nous et qui n'ont pas de viser d'expansionnisme internationale. Ensuite, fermons nos frontières.

  • tatie lily a écrit le 17/01/2010 à 13:55 :

    • la question qui n'est pas posée.... qui va payer le chômage du personnel ? finalement REnault est une compagnie comme les autres qui sont la pour procurer de l'argent aux actionnaires tout en detruisant l'emploi, cela c'est déjà produit en Belgique et cela ne finira pas il va falloir que l'Europe se penche sur le problème pour arrêter cette hémoragie de délocalisation Au fait savez vous que Sarko va faire appel à des ressortissant des nouveaux états européens parce que leurs salaires est moindre qu'en France ? Et tout cela au nom de la directive Boklstein !

  • Germain a écrit le 17/01/2010 à 17:00 :

    • Proximité électorale oblige , NS se préoccupe (ou du moins , s'en donne l'air) de Renault qui reste dans les consciences un symbole . Décidément , il a réussi , au moins avec moi , à créer la confiance zéro. Dès l'instant où l'on accepte de construire l'europe telle que la France l'a accepté alors que les Français en veulent une autre , on ne pourra que voir des gesticulations et tours de passe-passes pour conserver du pouvoir et de l'électorat. C'est pourquoi je parle de confiance-zéro . L'opération "Renault" en fait partie. Il va y en avoir encore quelques autres , non ?

  • SX51 a écrit le 17/01/2010 à 17:08 :

    • conclusion si tu ne veux pas perdre ton job, il vaut mieux acheter Japonais ! C'est promis, je ne consomme plus que des sushis et je roule nippon, reste que malheureusement pour les petites Japonaises hors Yaris, elles se trouvent à 17000kilomètres, pourvu que l'archipel du soleil levant délocalise sa main d'oeuvre aux petits doigts experts, en Europe, sic ...........

  • Le Didi a écrit le 17/01/2010 à 18:26 :

    • En lisant ce que certains appellent un article, moi je dirais un torchon. En lisant vos commentaires à tous, je me dis que d'un coté il y a de la manipulation, de l'autre chacun tire les draps à soi. On voit des gens de droite, de gauche, des envieux, des blasés. Bon dimanche quand même, parlez, palabrez, cela ne changera rien.

  • RENE a écrit le 17/01/2010 à 18:52 :

    • renault doit fabriquer en france si cette voiture est faite en turquie les français boyecoterons renault

  • melusine a écrit le 18/01/2010 à 10:55 :

    • bon, mais le toyotisme, qui fait des ravages psychologiques chez les salariés au sein des entreprises avides de rendements n'est-il pas citer comme destructeur de l'humain (cet humain avide de petits prix) ?

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