Journal / Politique France
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Source : La Tribune - 16/03/2010 | 23:00 - 339 mots  | 

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Douze triangulaires avec le Front national « Il faut un cap, une cohérence, une...

Dernière ligne droite pour Valérie Pécresse



Au lendemain du premier tour, Valérie Pécresse (UMP) effectue un tour de l'île-de-France en car.

En ce lundi matin, c'est une candidate pleine d'entrain qui repart en campagne, forte du soutien de ses colistiers. Rama Yade, André Santini, Yves Jégo, David Douillet, Chantal Jouanno l'accompagnent dans le bus qui fera le tour de la région, marquant une pause dans chacun des départements (excepté la Seine et Marne). L'objectif est simple : mobiliser la majorité abstentionniste (56,11%) sur des sujets locaux. Premier arrêt, la station de métro de Chatillon-Montrouge (ligne 13). Première charge contre son rival : la ligne de tramway Chatillon (92)-Vélizy (78)-Viroflay (78), dont le projet remonte à 2000, est loin de voir le jour. Valérie Pécresse interpelle, serre des mains et pouponne des nouveaux nés. Avant de reprendre la route, elle promet la réalisation du tramway, si elle est élue.

Son second objectif se situe à l'autre bout de la ligne 13, bête noire des Franciliens qui connaît une sur-fréquentation problématique. Là encore, elle n'épargne en rien Jean-Paul Huchon, qu'elle accuse d'être dans l'attentisme. Dans le car, à chaque arrêt, Valérie Pécresse revendique de faire campagne sur des enjeux régionaux. Elle promet, en réponse à la crise, une véritable politique régionale en matière économique et sociale, ainsi que l'amélioration de la sécurité dans les transports et les lycées. Elle dénonce la « nationalisation » des élections par le PS et l'immixion constante de Martine Aubry dans la campagne, propre à galvauder les véritables objectifs de ce scrutin.

Un discours bien huilé

Pourtant, à Sèvres (92), c'est le premier Ministre François Fillon qui vient lui apporter son soutien. Devant un parterre de militants et de responsables UMP, le premier ministre loue le projet de Valérie Pécresse, qui « incarne le changement » face au PS qui « nous enferme dans l'immobilisme ». La machine électorale UMP tourne a plein régime. Mais si le discours est bien huilé, il n'a pas l'effet escompté sur les passants interpellés, presque harangués. «Nous voulons que l'on s'occupe de nos problèmes », martèlent-ils. La candidate argumente, propose, sonde les revendications citoyennes, tente de convaincre de la pertinence de cette élection. Réponsee;ponse dimanche prochain. Julien Mucchielli.

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