Les employés d'Unilever ont lancé mercredi soir le deuxième mouvement de grève nationale de leur histoire. L'activité des usines de productions du savon Dove, ou du très britannique condiment Marmite, sera donc sérieusement affectée pendant les onze prochains jours.
Le mouvement de mécontentement a commencé l'été dernier avec l'annonce par la direction d'une baisse de 40 % des retraites de tous les employés à partir du 1er janvier 2012. Elle effectuait là un revirement total sur sa promesse de 2008, qui avait conditionné l'accord des syndicats : si les nouveaux entrants recevaient, dès lors, une retraite moins généreuse, en contrepartie les anciens salariés seraient maintenus au système actuel.
« Nous pensons que la retraite basée sur les derniers salaires est un modèle cassé qui n'est plus approprié pour nous, explique la société dans un communiqué. Il est de notre responsabilité de protéger la durabilité et la compétitivité de nos opérations, et de le faire pour les meilleurs intérêts de nos salariés. » Elle indique que le système de retraite actuel était déficitaire de 680 millions de livres (816 millions d'euros) au 31 mars 2010 et que sa proposition est « extrêmement compétitive ».
6 milliards d'euros de profit
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