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Source : La Tribune - 19/03/2010 | 23:00 - 307 mots  | 

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le ballet des acquisitions en gestion de fortune se poursuit « Les acteurs français ont bien...

600.000 millionnaires chinois...

Les grands banquiers privés occidentaux rêvent de croquer une part du gâteau asiatique.

Cap à l'Est. Les grands banquiers privés de la planète regardent l'Asie, et notamment la Chine, avec de plus en plus d'envie. Et pour cause : l'empire du Milieu, par exemple, compte aujourd'hui plus de 600.000 millionnaires en dollars. Quant à ses milliardaires, leur nombre a plus que doublé (à 64) dans le dernier classement du magazine « Forbes ». En 2009, la collecte nette en Chine, réalisée dans son écrasante majorité auprès des particuliers, s'est élevée à 16 milliards de dollars (11,64 milliards d'euros). Opportuniste, Oswald Grübel, le directeur général d'UBS, a annoncé en début de semaine qu'il renforcerait son équipe asiatique, avec 400 nouveaux banquiers en plus des 1.000 déjà présents dans la région. Mais il sera difficile de contester la suprématie des acteurs locaux. D'après Bain, les millionnaires chinois préfèrent à 70 % confier leur patrimoine à des acteurs locaux.

force de frappe commerciale

La force de frappe commerciale de certains d'entre eux est considérable. La banque ICBC dispose ainsi de 18.000 agences dans le pays et d'un réseau de 1.100 espaces VIP dédiés à sa riche clientèle. Sans parler des trois autres membres du « Big Four », Agricultural Bank (28.000 agences), China Construction Bank (14.000) et Bank of China (11.000).

Pour l'heure, parmi les étrangers, seuls Citi, HSBC et Standard Chartered ont réussi à s'implanter véritablement en Chine. D'autres ont choisi d'établir un « joint-venture » avec un acteur chinois, une option plus accessible.

Autre marché très attractif, l'Inde. En un an, le nombre de milliardaires sur le sous-continent a quasiment doublé, d'après « Forbes ». Mais, comme en Chine, les barrières à l'entrée sont fortes. Le marché indien est en effet très atomisé et dominé par les conseillers indépendants, qui représentent environ 50 % de l'activité de gestion de fortune. Les acteurs nationaux, pour leur part, ont souvent fait le choix de mettre en place des partenariats avec des spécialistes internationaux de la gestion de fortune et de l'assurance-vie, comme ICICI avec le britannique Prudential. A. M.

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