Développement durable Journal / Politique France
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Source : La Tribune - 19/03/2010 | 23:00 - 330 mots  | 

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Le Trésor achève sa mue pour mieux faire...

La recherche en environnement se positionne

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Malgré le Grenelle, elle n'est pas encore suffisamment structurée.

POUR ILLUSTRER LE PAPIER DE DOMINIQUE AUBIN : 'LES POISSONS MIGRATEURS DE L'ESTUAIRE DE LA SEINE PLACES SUR ECOUTES' - Julien Coustillas, ingénieur d'études au CEMAGREF, un institut de recherches sur les eaux et les territoires, relève le 21 juillet 2009, une balise suspendue à une bouée aux environs d?Oissel,  en amont de Rouen, pour la brancher sur son ordinateur portable et faire les relevés des migrations des poissons. Dans l'estuaire de la Seine, 70 poissons migrateurs, des anguilles, des flets et des mulets, ont été équipés récemment d?émetteurs acoustiques par cet institut qui cherche à savoir comment les poissons recolonisent le fleuve à la faveur de l'amélioration de la qualité des eaux. AFP PHOTO ROBERT FRANCOIS

Face à la publicité faite autour du Grenelle de l'environnement, alors que l'écologie étend son audience politique, il est étonnant que la recherche en la matière n'ait pas plus de notoriété. Pourtant, « l'urgence environnementale » est une des priotités de la stratégie nationale de recherche et d'innovation (SNRI) et du grand emprunt. Valérie Pécresse, la ministre de la Recherche, l'a encore répété lors de la création en février de la quatrième alliance thématique dans le recherche, AllEnvi (alimentation, eau, climat, territoires) qui regroupe 12 acteurs (CEA, CNRS, Ifremer, Météo France...) autour du Cemagref, spécialisé dans les sciences et technologies de l'environnement.

Mais « le monde scientifique était absent du Grenelle de l'environnement ! Il y a 12.000 chercheurs partout France qui travaillent sur la question et pas de grand organisme qui porte cette problématique », regrette Robert Genet, directeur général du Cemagref et président d'AllEnvi. Selon lui, l'environnement est encore trop considéré comme de l'écologie militante. Alors que la notoriété du CNRS n'est plus à faire, le Cemagref, plus jeune organisme de recherche (créé en 1983), n'est connu que des collectivités et acteurs économiques locaux, qui le voient parfois encore comme le centre en machinisme agricole et génie rural qu'il était à l'origine.

« Approche sociétale »

« Nous sommes petits [Ndlr : 1.400 personnes contre 32.000 au CNRS], mais à l'interface entre les différents champs environnementaux et amenons l'approche sociétale », explique Roger Genet. Autre problème, dû à son évolution, il dépend des ministères de la Recherche et de l'Agriculture, mais non de celui de l'Environnement, dont il ne reçoit donc pas de subventions (sauf via les financements sur projet), alors que nombre de ses compétences en relèvent. D'où l'importance du plan stratégique 2020 qui asseoit ses compétences sur trois axes clairs (eaux et territoires, risques, qualité environnementale). Outre la nécessaire modification de son décret fondateur, l'organisme, dont le manque d'ambition a été souligné lors de son évaluation en 2008, compte aussi changer de nom cette année et accroître sa taille. Clarisse Jay

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