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Source : La Tribune - 20/02/2010 | 23:00 - 501 mots  | 

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Un faiseur d'or sur le marché des matières... Focus : les salaires de Goldman toujours très...

Les idées neuves pour dompter Wall Street et sa cupidité

Les propositions de réforme de l'ancien patron de la Fed sont l'une des facettes d'un arsenal anti-spéculation aujourd'hui à l'étude aux États-Unis.

Paul Volcker, former chairman of the U.S. Federal Reserve, testifies at a Senate Banking Committee hearing in Washington, D.C., U.S., on Tuesday, Jan. 2, 2010. Committee Chairman Christopher Dodd said he strongly supports the Obama administration's so-called 'Volcker Rule' to ban banks' activities with hedge funds, private equity funds or proprietary trading. Photographer: Joshua Roberts/Bloomberg *** Local Caption *** Paul Volcker

- La « Volcker rule » prévoit d'empêcher les banques récoltant de l'épargne et des dépôts de spéculer pour leur compte propre et d'abriter des fonds spéculatifs (« hedge funds ») ou des fonds de private equity.

L'actuel chef du Conseil pour la reconstruction économique estime que si les activités spéculatives des groupes financiers ne sont pas mieux encadrées, de nouveaux dérapages sont à prévoir.

Selon le « grand » (2,01 m) Paul Volcker, des établissements comme Goldman Sachs devront abandonner leur statut de holding bancaire s'ils veulent échapper à cette règle qui, par parenthèse, doit encore franchir l'obstacle du Congrès pour voir le jour.

Dans un entretien au « Financial Times », Paul Volcker prévient ceux qui feront ce choix qu'ils perdront « les privilèges spéciaux des banques », autrement dit la protection de la Banque centrale en cas de souci. Un risque que serait prêt à prendre Goldman Sachs puisque, selon des responsable de la firme cités par le quotidien britannique, si cette règle devait voir le jour, Goldman serait prêt à céder sa petite activité de banque de dépôt pour y échapper.

Davantage de transparence

- Sur les produits dérivés, la crise financière a été un véritable électrochoc. Les autorités ont découvert des pans entiers de marché non régulés et pris consciences de leur ampleur astronomique et du risque systémique qu'ils pouvaient représenter.

C'est notamment le cas des « credit defaults swaps » (CDS), ces contrats de couverture contre le risque de défaut d'un émetteur de dette, dont les montants bruts ont atteint jusqu'à 60.000 milliards de dollars. Les gendarmes des marchés de part et d'autre de l'Atlantique travaillent à sécuriser et à encadrer l'ensemble de ces marchés de produits dérivés échangés de gré à gré.

La tenue de registres de transactions, qui permettraient aux régulateurs de faire un état des lieux précis sur chaque marché, est l'une des pistes retenues.

- Les ventes à découvert, qui permettent de céder un actif que l'on ne détient pas, sont soumises à plus de transparence mais le gendarme des marchés, la SEC, réfléchit toujours aux moyens de limiter la chute des cours que ces ventes peuvent provoquer.

Limiter le pouvoir des spéculateurs

- Après s'être longuement interrogé sur le caractère spéculatif de l'envolée des matières premières et du pétrole ces dernières années, les régulateurs réfléchissent à la possibilité de limiter la taille des positions autorisées sur chaque marché.

Mi-janvier, le gendarme des marchés à terme américain (la Commodity Futures Trading Commission, CFTC) a proposé de limiter les positions des traders d'énergie à 10 % des contrats ouverts sur une échéance. Mais la mesure a peu de chance d'être efficace tant la probabilité de franchir ce seuil est faible.

En outre, le système proposé prévoit des exemptions et les principales banques présentes sur les matières premières devraient pouvoir passer au travers des mailles du filet. Goldman Sachs a été de ceux qui ont mis en garde le Congrès, lors d'une audition l'été dernier concernant la spéculation sur le pétrole, sur les risques de perturbation du marché de l'énergie en cas de trop forte régulation.

Christelle Fradin et Muriel Motte

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  • Comparabanques.fr a écrit le 21/02/2010 à 13:14 :

    • Ces réformes sont une bonne chose, il fallait que les banques américaines soient mieux contrôlés après les abus récents.

  • charly10 a écrit le 21/02/2010 à 10:39 :

    • je joins à la réflexion des lecteurs, un article de mai 2008 traitant des moyens de limiter la spéculation; j'aimerai avoir des avis sur ce mode d'action et savoir si cette étude a été envisagéeau niveau des décideurs politiquesLa solution des taxes de plafonnement : le SLAM et sa progéniture Il n?en reste pas moins, dans tous les cas de figure, la vulnérabilité d?une Taxe Tobin aux stratégies « du tour de vis supplémentaire »? Or c?est en pensant à ce problème que le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin), quoique instrument fiscal, a pris le parti un peu différent, non de la taxe simple, mais de la taxe de plafonnement. Rappelons que le principe du SLAM, comme impôt auquel seraient assujettis les actionnaires, consiste à fixer, par catégorie d?actif actionnarial, voire par titre, un plafond de rémunération actionnariale totale au-delà duquel un prélèvement confisque la totalité du dépassement. Par construction, il n?y a plus de « tour de vis supplémentaire » possible puisque tout ce que l?investisseur pourrait inventer pour relever sa rémunération actionnariale lui sera de toute façon retiré ! C?était bien là le but de la man?uvre : à la finance actionnariale qui ne connaît pas de limite, le SLAM en donne une. C?est vers ce genre de principe que devrait peut-être muter la taxe Tobin ? car les objections précédentes n?entraînent nullement que toute taxation financière serait impossible, et le SLAM en est l?illustration même. On fera cependant remarquer que par définition le SLAM, comme son « S » l?indique, ne concerne que les actionnaires ? soit une partie seulement des opérateurs de la finance. De fait, en première approximation, si le SLAM est un instrument de régulation de la pression actionnariale sur les entreprises ? donc sur les salariés ! ? il n?entre pas a priori dans l?arsenal des moyens d?arraisonnement de la spéculation financière du type de celle qui a fait la crise présente. Ainsi par exemple l?application telle quelle du SLAM « aux banques » n?aurait pas eu la moindre vertu de modération de la spéculation puisque en fait le SLAM ne s?applique pas aux banques stricto sensu : en effet, le SLAM ne frappe pas les entreprises, bancaires ou non-bancaires, mais leurs actionnaires. Or les comportements à risque des banques trouvent leur source, sans doute dans leur désir de rémunérer leurs actionnaires, mais aussi dans celui de conserver par devers elles une bonne partie des fabuleux profits engrangés pendant la bulle ? ces profits dont on fait les bonus. Le dispositif du SLAM s?offre cependant très facilement à une extension qui lui donnerait pour point d?application non pas seulement les actionnaires, mais les entités économiques elles-mêmes lorsque leurs comportements de profits sont notoirement déréglés et dangereux ? ce qui est typiquement le cas en l?occurrence. Les entreprises financières apparaissent ainsi très justiciables d?une sorte de « SLAM-entreprise », c?est-à-dire d?un dispositif auquel il faudrait trouver un nom propre pour éviter la collision-confusion du « S » de shareholder et du « entreprise ». Si nous parlons des banques, pourquoi ne pas l?appeler BLAM ? pour Banking Limited Authorized Margin. Comme pour le SLAM, on peut très bien envisager de moduler le plafond du BLAM par catégorie de banques, voire de le focaliser sur certains départements comme l?Investment Banking ou l?Asset Management. Mais la décontraction de l?acronyme a surtout le bon goût de faire voir très précisément de quoi il s?agit : la crise financière ayant pour une bonne part pris naissance dans des comportements de profitabilité risqués des banques, il est nécessaire de soustraire celles-ci à la tentation de la rentabilité casse-cou en limitant d?entrée de jeu leurs ambitions de profitabilité ? l?objet même du BLAM, car on ne voit pas par quel miracle ou par quelle vaine promesse les banques pourraient ne pas céder la prochaine fois ? car si rien n?est fait, il y en aura une ? à l?appel du profit hors norme à ramasser. Comme les banques ne sont pas seules en cause dans cette affaire, il ne faut pas non plus oublier les fonds spéculatifs, lesquels, pour le coup, ne font même pas mystère des risques et leviers délibérément mis au principe de leurs stratégies d?investissement? On se souviendra que c?est un Hedge Fund, LTCM, qui en 1998 a failli emporter tout le système financier international, que la déconfiture de Bear Stearns, qui s?apprêtait à produire des effets semblables, a commencé en juin 2007 avec la fermeture de deux de ses fonds alternatifs maison, que la banque suisse UBS doit également à son Hedge Fund, DRCM, de pouvoir revendiquer les plus grosses pertes européennes de la crise des subprime, etc., etc. Par conséquent, feu ! FLAM

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