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Source : La Tribune - 21/05/2010 | 23:00 - 413 mots  | 

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Thales : Luc Vigneron trace sa route sans états d'âme

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Le PDG de Thales, qui croit en l'avenir de son groupe, réfute les critiques sur son mode de management tout comme celles émanant de ses clients.

French hi-tech electronics group Thales chief executive Luc Vigneron poses prior to the start of a press conference on February 19, 2010 in Neuilly-Sur-Seine, suburbs of Paris. Thales on Thursday reported a net loss of 202 million euros (275 million dollars) for 2009 because of a slump in its aeronautics division.  The 'results have been affected by significant difficulties on a number of contracts and by the crisis in the air transport sector,' Thales chief executive Luc Vigneron said in the earnings statement.  AFP PHOTO  ERIC PIERMONT

La presse s'est-elle trompée à ce point sur la situation de Thales et le malaise de ses personnels ? Oui, si l'on en croit son PDG, Luc Vigneron, conforté à la fin de sa présentation de la stratégie du groupe par les applaudissements de petits actionnaires qui, pour certains, l'ont remercié pour la qualité de son travail. A la fin de l'assemblée générale (AG), le PDG a estimé devant quelques journalistes que les critiques de la presse étaient injustifiées, le malaise des personnels, de l'histoire ancienne, et, enfin, les inquiétudes d'Airbus sur le programme de gestion des vols de l'A400M (voir « La Tribune » du 18 mai) stupéfiantes. C'est à se demander si la presse n'est pas manipulée par un vaste complot englobant les personnels de Thales, l'un des plus grands clients du groupe, Airbus, et une partie du milieu de la défense et de l'aéronautique.

Déjà lors de l'AG, au secrétaire du comité central d'en treprise (CCE) qui lui demandait des explications sur le malaise persistant au sein du groupe, Luc Vigneron, soutenu par le comité exécutif, « une équipe formidable », et par son actionnaire de référence Dassault Aviation, avait répondu qu'il « ne ressentait pas » cette tension lors de ses fréquentes visites « sur le terrain ». « La période d'incertitudes s'est achevée en décembre 2009 à la fin de ma période d'immersion, qui a pu générer des inquiétudes, a-t-il asséné. Je ne regrette pas ces cinq mois d'immersion. Depuis que nous savons où nous allons, je ne peux pas le laisser dire. » C'est vrai que devant le palais Brongniart où se tenait l'AG, seuls une quarantaine de salariés étaient venus protester contre ce « malaise profond ».

entre réalité et rumeurs

Déni de la situation lui a suggéré une journaliste ? « Back to the reality », a assuré Luc Vigneron, droit dans ses bottes et un an à la tête du groupe. Selon le patron de Thales, qui revendique le soutien de Dassault Aviation, il faut mettre ce décalage entre la réalité et les rumeurs « sur le compte de l'hystérésis : la maison est grande et il faut du temps pour que les décisions prises par l'état-major arrivent sur le terrain ». Toutes ces rumeurs ? « Elles sont liées à l'état d'incertitudes avant mon arrivée. C'est pour cela que nous avons mis en place un plan de communication massif pour expliquer nos décisions. » Du coup, Luc Vigneron s'invite dans des dîners de cadres et squatte des « barbecue parties ». L'histoire ne dit pas si cela n'est pas apprécié. n

Par Michel Cabirol

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