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Source : La Tribune - 21/05/2010 | 23:00 - 465 mots  | 

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Roland-Garros : partir ou rester

Les Internationaux de France débutent ce week-end à Paris. Les dirigeants du tennis français ne savent toujours pas s'il faut déménager les structures ou pas.

General view shows Roland Garros during the French Open in Paris 31 May 2006.  AFP PHOTO ERIC FEFERBERG

Une nouvelle fois, le tournoi de Roland-Garros ouvrira ses portes sans que la question de son avenir ne soit réglée. Quitter le XVIe arrondissement de Paris ou rester, tel est le dilemme des dirigeants du tennis français. Quatre sites sont en lice pour accueillir le tournoi dans l'hypothèse d'un déménagement : l'ancien hippodrome d'Evry, Marne-la-Vallée, à proximité d'Eurodisney, Gonesse, non loin des aéroports et de la gare TGV de Roissy, et Versailles, situé à seulement 14 kilomètres de Paris. « Gonesse est le projet le plus avancé mais Versailles est plus proche », indique Gilbert Ysern, directeur général de la Fédération française de tennis et patron du tournoi de Roland-Garros, qui donnera plus de détails samedi. En parallèle, la mairie de Paris tente de convaincre le tournoi de rester dans la capitale. Le projet, dévoilé dans « Le Figaro », prévoit l'extension du site de 8 à 13 hectares, un court à l'est des serres d'Auteuil, de nouveaux espaces de réception, la couverture du court central Philippe-Chatrier. Mais il n'emporte pas encore le consensus des élus.

aventure à hauts risques

« Nous sommes favorables au maintien du tournoi à Paris avec la couverture du court central et un agrandissement de la surface d'hospitalité, mais pas de l'annexion du stade Hébert au profit d'un centre national d'entraînement au détriment des scolaires », s'insurge Jean-François Lamour, député et membre du conseil de Paris. Un réaménagement du site actuel coûterait « 200 millions d'euros, et un déménagement 600 millions d'euros », indique Gilbert Ysern. La décision finale sera prise au mieux lors de l'assemblée générale de février 2011.

Deux perspectives s'offrent aux dirigeants du tennis français. Moins lourd en investissements, le projet de Paris est aussi plus sûr, et permet de résoudre le problème urgent du court couvert. En revanche, il ne permet pas une forte extension des capacités d'accueil, et donc l'accroissement des revenus. « On peut arriver jusqu'à 500.000 places avec le projet de Paris », indique Gilbert Ysern. Actuellement, Roland-Garros accueille 450.000 spectateurs et va générer 138 millions d'euros de chiffre d'affaires (+2,2% en un an). Malgré la perspective de plus gros revenus, un déménagement est une aventure à hauts risques. La compétition, qui génère 40 % de ses recettes de la billeterie (divisées entre vente au grand public et VIP) survivrait-elle à un éloignement de Paris ? « Le tournoi est plus fort que sa localisation », assure le directeur général. Reste que l'engagement financier pris priverait le tennis de ses ressources. En effet, les 50 millions d'euros de bénéfices gagnés par le tournoi sont reversés au mouvement sportif. « Nous sommes une fédération. Gagner plus d'argent n'est pas un but en soi », indique Gilbert Ysern. n

Le tournoi de Roland-Garros est plus fort que sa localisation. »

Gilbert Ysern, DG de la Fédération française de tennis.

par Sandrine Cassini

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