Les dirigeants politiques de l'Europe, les hauts fonctionnaires de Bruxelles, les patrons des banques centrales, les chefs de gouvernement et ministres des Finances des dix-sept pays membres de la zone euro ne doivent plus se consacrer qu'à une seule tâche dans les jours qui viennent : trouver la solution à la crise des dettes souveraines. La polémique sur le rôle de la BCE doit cesser. S'il n'existe pas de consensus pour en faire le prêteur de dernier ressort des pays européens endettés, alors il faut travailler sans relâche aux scénarios alternatifs, qu'il s'agisse du financement du FESF (Fonds européen de stabilité financière) ou de la création d'eurobonds comme semble le suggérer à son tour la Commission de Bruxelles (lire page 24). Car ce qui est en jeu n'est pas seulement le maintien de la Grèce dans la zone euro, ou celui de l'Espagne, voire de l'Italie, mais le destin de l'Europe comme pôle de croissance, d'innovation et d'emplois, face à des...
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