Air France, un enjeu de la campagne présidentielle. ? C'est l'une des préoccupations du nouveau PDG de la compagnie française, Alexandre de Juniac, alors que le conseil d'administration d'Air France-KLM lui a demandé le 9 novembre de présenter au premier trimestre 2012 un plan de redressement censé restaurer la compétitivité du transporteur tricolore, restructurer son activité moyen-courrier qui perd des centaines de millions d'euros, et réduire sa dette.
Selon des sources concordantes, le timing contrarie Alexandre de Juniac, encore directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l'Économie il y a quelques mois. « Quand on voit aujourd'hui l'exemple de PSA, une entreprise dans laquelle l'État n'est pas actionnaire, on peut imaginer l'effet d'une annonce peu avant la présidentielle d'une restructuration d'Air France, dont 15,7 % du capital de la maison mère, Air France-KLM, appartiennent à l'État », explique un observateur. D'où l'idée évoquée en interne d'un plan en deux temps. Un tel scénario, loin d'être arrêté, risquerait de décevoir les investisseurs qui attendent des mesures fortes. En Bourse, le titre a dégringolé d'environ 70 % depuis janvier. Aujourd'hui, la direction privilégie plutôt des mesures d'amélioration de la productivité à une coupe sévère dans les effectifs. «...
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