La guerre de position autour de l'accroissement du rôle de la BCE dans la résolution de la crise de la dette s'est poursuivie vendredi sans modification de la ligne de front. Dans la lignée de son prédécesseur, Jean-Claude Trichet, le nouveau président de la BCE, l'Italien Mario Draghi, a continué d'écarter toute extension majeure de l'actuel programme d'achat de dette de l'institution, qui totalise déjà 187 milliards d'euros. « Notre crédibilité implique le succès de notre politique monétaire consistant à ancrer les perspectives d'inflation à moyen et long terme », a-t-il martelé lors d'une conférence à Francfort, en référence aux effets inflationnistes que risqueraient de provoquer une telle expansion du bilan de la BCE.
Opposition allemande
Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, et le membre du directoire de la BCE Manuel Gonzalez-Paramo sont eux aussi montés au créneau. Alors que Jens Weidmann a souligné que « les coûts économiques d'un financement monétaire des dettes publiques et des déficits dépassent les bénéfices », Manuel Gonzalez-Paramo...
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