Après avoir promis en août de maintenir les taux à un niveau exceptionnellement bas pendant au moins deux ans, Ben Bernanke et ses pairs de la Réserve fédérale américaine, malgré les réticences de trois d'entre eux, s'étaient engagés depuis à recourir à tous les outils nécessaires pour stimuler l'activité, si nécessaire. Aujourd'hui, nécessité fait loi.
Sinistrose qui joue les prolongations sur le marché immobilier, taux de chômage obstinément élevé à plus de 9 % de la population active et créations d'emplois anémiques acculaient le patron de la banque centrale la plus influente du monde à passer à l'acte. La recrudescence de pressions inflationnistes barrait la route à l'utilisation de l'arme atomique, déjà maniée à deux reprises, via l'achat de titres de la dette publique américaine, dont la Fed a accumulé 1.650 milliards de dollars dans son portefeuille depuis décembre 2008. D'autant que si elle a fait ses preuves de son efficacité pour maintenir les rendements à long terme à bas niveau - les taux à dix ans campent...
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