À huit mois de l'élection présidentielle, la garde à vue de Nicolas Bazire et la mise en examen de Thierry Gaubert, deux très proches du chef de l'Etat, prend une dimension toute particulière. La guerre plus ou moins sourde qui agite la droite française depuis 1993 et la rupture entre Jacques Chirac et Edouard Balladur semble en effet sur le point de reprendre de l'intensité. Et le climat pourrait devenir carrément délétère.
Largesses africaines
De fait, la garde à vue de Nicolas Bazire intervient sur fond de règlements de compte entre les camps villepino-chiraquien et sarkozyste. Plusieurs événements récents viennent accréditer cette hypothèse. Dominique de Villepin a été définitivement lavé en appel de tous soupçons dans l'affaire Clearstream, Or, premier hasard, peu après, Robert Bourgi, l'un des hommes clés de la Françafrique à l'Élysée, révélait que Dominique de Villepin et Jacques Chirac avaient profité de largesses de chefs d'Etat africains. Une affirmation qui semblait également répondre au sulfureux livre de Pierre Péan « La République des...
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