Journal / Banque et assurance
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Source : La Tribune - 23/01/2010 | 21:10 - 312 mots

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Bank of America et Morgan Stanley dopées par leur activité de gestion de fortune



Les intégrations de Merrill Lynch et Smith Barney ont soutenu les performances des deux banques l'an dernier.

Sauvées par leur activité de gestion de fortune ! Sans elle, Bank of America et Morgan Stanley auraient affiché des résultats 2009 bien pires que ceux présentés cette semaine. Elles auraient notamment souffert de la comparaison avec leurs rivales américaines, JP Morgan et Goldman Sachs. Morgan Stanley a ainsi largement bénéficié du rachat de 51 % du gestionnaire de fortune Smith Barney (SB) à Citigroup.

Et elle devrait en profiter encore plus en 2010, quand Smith Barney ne sera plus pénalisé par de fortes charges de restructuration. L'arrivée de cette entité dans son giron a permis à Morgan Stanley de porter ses actifs sous gestion de 550 millions de dollars fin 2008 à 1.560 milliards fin 2009. Seul bémol, Morgan Stanley a perdu 4,7 milliards de dollars d'actifs au quatrième trimestre. C'est le troisième trimestre consécutif de décollecte nette pour la banque.

Merrill Lynch sauve BofA

L'histoire a été la même pour Bank of America (BofA), qui a profité de l'absorption de Merrill Lynch (début 2009), un grand acteur de la gestion de fortune. Alors que BofA souffrait de l'alourdissement de son coût du risque, Merrill Lynch Global Wealth Management rééquilbrait la balance, affichant un résultat net en hausse de 22 %, à 1,5 milliard de dollars. De son côté, l'entité maison de gestion de fortune de BofA, US Trust, atteignait péniblement 175 millions de dollars de bénéfice. Sans Merrill et SB, BofA et Morgan Stanley auraient donc connu une fin d'exercice 2009 pénible. L'année dernière, les deux banques sont devenues les acteurs de référence de la gestion de fortune outre-Atlantique.

De son côté, JP Morgan a également profité de la bonne santé de son activité de banque privée, dont les revenus ont bondi de 15 % au quatrième trimestre, à 723 millions de dollars. A la fin de l'année, la banque gérait 1.200 milliards de dollars d'actifs, soit 116 milliards de plus qu'en 2008.

Alexandre Maddens

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