Journal / Banque et assurance
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Source : La Tribune - 23/01/2010 | 21:10 - 292 mots

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Bank of America et Morgan Stanley dopées par leur... Le groupe Crédit Agricole renouvelle ses têtes

Société Générale prise dans un contentieux à 2 milliards de dollars aux États-Unis



Sa plainte vise à empêcher le rehausseur de crédit FGIC de dénoncer des contrats de protection souscrits par la banque La Défense, qui se refuse à préciser les pertes auxquelles elle serait exposée si la justice lui donnait tort.

Les temps sont durs pour Société Généralecute; Générale outre-Atlantique. Après les déboires de sa filiale de gestion d'actifs TCW, qui poursuit en justice son ancien gérant star parti avec certains de ses clients et collaborateurs, le groupe est pris dans une procédure juridique portant sur un passif de 2 milliards de dollars.

La banque de La Défense a en effet porté plainte mercredi contre le rehausseur de crédit américain FGIC. Ce dernier est accusé d'avoir rompu 22 contrats de couverture contre le risque de défaut obligataire (« CDS ») souscrits par la Générale, en prétextant d'un retard de paiement.

Société Généralecute; Générale reconnaît des retards de paiement d'environ 110.000 dollars en décembre, du fait d'un désaccord sur la somme due. Mais elle indique avoir tenté de négocier de bonne foi, avant de voir son paiement en retard rejeté par FGIC.

Elle estime donc que FGIC a dénoncé ces contrats de « mauvaise foi », afin de « supprimer 2 milliards de dollars de son passif », selon les termes de la plainte déposée mercredi devant un tribunal de Manhattan.

Environ 200 millions d'euros d'exposition

Cela ne veut pas dire que la Société Généralecute; Générale perdra 2 milliards si elle est déboutée. D'autant qu'elle a déjà ajusté à la baisse la valeur comptable des protections souscrites, pour tenir compte du risque de contrepartie que représente FGIC, dont les notes de crédit se sont effondrées entre le début 2008 et le printemps 2009.

Interrogée par « La Tribune », Société Généralecute; Générale s'est refusée à indiquer le risque de perte lié aux actifs couverts par FGIC. Au 30 septembre, son « exposition résiduelle au risque de contrepartie » sur les rehausseurs de crédit les moins bien notés était de 300 millions d'euros, dont environ deux tiers devaient porter sur FGIC.

Benjamin Jullien

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