Journal / Politique France
   Taille du texte : 
Source : La Tribune - 23/01/2010 | 21:10 - 589 mots

Boite à outils de l'article :

Partager cet article avec mon réseau professionnel sur VIADEO Partager sur FaceBook Partager sur Scoopeo Partager sur Technorati Partager sur Digg Partager sur del.icio.us Partager sur Google  | 
Jean-Charles Pomerol, président de Paris VI : «...

Quand fonctionnaire rime avec intérimaire

Informations sociétés


La loi du 7 août 2009 offre à l'administration publique d'État, territoriale et hospitalière la possibilité de recourir au travail temporaire. Les entreprises de l'intérim lorgnent ce marché prometteur.

La fonction publique est-elle le nouvel eldorado de l'intérim ? Avec la loi du 7 août 2009, les entreprises de travail temporaire peuvent désormais proposer leurs services aux trois fonctions publiques d'État, hospitalière et territoriale. Et, à l'heure de la révision générale des politiques politiques (RGPP) et du principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, les besoins de l'administration publique en termes de personnels vont s'accroissant. Une aubaine pour les entreprises de travail temporaire. Le groupe Adecco France s'est clairement positionné sur ce créneau qu'il connaît déjà pour partie, sa filiale Adecco Medical collaborant « depuis une quarantaine d'années avec la fonction publique hospitalière », explique Catherine Seguin, directrice de cabinet du président du groupe Adecco France et chef de marché « fonction publique » qui rappelle que cette possibilité existe pour sucroît d'activité. Même son de cloche chez Randstad qui via sa filiale L'Appel Médical, répond aux pénuries de personnels (aides-soigantes, infirmières, etc.) de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris-AP-HP) des Hospices civils de Lyon, des Centres hospitaliers universitaires (CHU)... Dans « les entreprises spécialisées dans le paramédical, 30 % à 40 % de la demande émane du secteur public. Et la durée moyenne des missions est d'une journée », explique Jean-Baptiste Thiercelin, directeur du pôle public du groupe Randstad.

Un vivier d'intérimaires très qualifiés

Cette-fois, le champ d'intervention des entreprises de travail temporaire est beaucoup plus large, même si le « volume » de missions ne sera jamais aussi important que pour la santé. Pour autant, « nous attendons beaucoup de cette loi, même si nous sommes bien conscients qu'elle suscite des réticences », explique Catherine Seguin. Ces réticences ont notamment été exprimées au moment des discussions de la loi au Parlement par certains syndicats de fonctionnaires qui y voyaient une remise en cause du statut ou par des fonctionnaires qui s'interrogent encore sur la manière de déléguer certaines tâches à des intérimaires. D'autres enfin mettent en avant le fait que certains postes sont difficiles à pouvoir, car n'ayant pas d'équivalent dans le secteur privé, comme secrétaire de mairie ou directeur général de service, explique Catherine Seguin, qui réfute cet argument, expliquant que « le vivier des intérimaires est très varié et très qualifié ».

Pour l'heure, cette loi n'a pas apporté de « changements visibles. Mais ce secteur a un potentiel très important mais avec des spécificités et des approches différentes. On ne s'adresse pas de la même manière à des responsables publics et à des clients privés », note Catherine Seguin. Qui poursuit : « Aujourd'hui, le groupe Adecco France s'est lancé dans le mouvement en adoptant une démarche d'information et de sensibilisation et en développant les premiers contacts. »

En attendant « une circulaire ?imminente? qui précisera les conditions juridiques des contrats, certains services déconcentrés de l'Etat se posent des questions », explique Jean-Bapstiste Thiercelin, qui revendique une centaine de clients dans la fonction publique territoriale, notamment « des petites communes ».

Des avantages statutaires

Lors de leurs échanges et contacts avec leurs interlocuteurs de la fonction publique, tous deux vantent le statut de l'intérimaire, « plus favorable que celui du vacataire, qui est l'intérimaire de la fonction publique », précise Jean-Baptiste Thiercelin. Dans son édition du 3e trimestre 2009, le Prisme (patronat de l'intérim), rappelle que l'intérimaire, qui est employé par une entreprise de travail temporaire, bénéficie au terme de son contrat d'une « indemmnité compensatrice de congés payés de 10 % » et d'une « indemnité de fin de mission représentant 10 % de la rémunération ». Sans oublier l'accompagnement et la formation proposés par les agences d'emploi et les différents services proposés par le Fonds d'action sociale du travail temporaire (Fastt).

Isabelle Moreau

Vos réactions
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

> retour haut de page

> Retour haut de page

Dernière Minute
Pages : 1 | 2 | 3 | 4 | 5

 Les plus commentés

 Les plus envoyés

 Les plus lus

Recherche d'emploi

Conférences et événements
Partenariats
Sponso

Pied de page :