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Goupil Industrie passe de l'électrique au bi-mode hybride

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Le Salon Pollutec, qui se tient à Lyon du 30 novembre au 3 décembre, sera pour Goupil Industrie l'occasion de présenter son G5, un petit utilitaire bi-mode hybride.Spécialisé dans la conception et la fabrication de véhicules électriques utilitaires depuis sa création en 1999, Goupil en a vendu 5.000 dans toute l'Europe. Le G5 répond aux besoins d'un marché en forte croissance, celui de la livraison en centre-ville de petits colis, fleurs, produits frais ou repas qui sont stockés sur des plates-formes, à l'extérieur des agglomérations.Se faufiler en centre-ville« La vitesse coûte cher en énergie. Pour aller plus vite, plus loin, nous avons opté pour un véhicule bi-mode hybride car, pour nous, la technologie au lithium n'était pas assez mature. Le châssis, la liaison au sol, le freinage, la cabine, tout est nouveau », explique Pascal Duclos, le PDG. En mode électrique, le G5 roule à 40 km/h et bénéficie d'une autonomie de 80 km ; en mode hybride, sa vitesse est de 30 km/h en électrique et de 70 km/h en thermique, avec une autonomie de 400 km pour s'approvisionner sur les lieux de stockage.Ne dépassant pas 1,50 m de large, le G5 se faufile facilement en centre-ville, où il évoluera en mode électrique. Il présente une capacité utile de 500 kg, soit l'équivalent de 4 à 6 mètres cubes.Mais Goupil Industrie n'abandonnera pas ses G3 tout électriques, adaptés à d'autres marchés. De dimensions encore plus réduites (1,10 m de large et 3 m de long), ils sont utilisés par les services municipaux pour l'arrosage des espaces verts ou le nettoyage, sur des sites industriels pour acheminer des pièces ou pour l'entretien des villages de vacances. Les 25 équipements dont la gamme continue à s'enrichir rendent ses modèles très polyvalents. Dernières innovations en date : un aspirateur à feuilles mortes et une version frigorifique.Implantée à Bourran (Lot-et-Garonne), l'entreprise, qui emploie 90 salariés, s'est installée sur un nouveau site de 10.000 m2 l'année dernière, fruit d'un investissement de 2,5 millions d'euros. Son chiffre d'affaires, de 15,6 millions d'euros en 2009, passera à 20 millions d'euros en 2010, dont 35 % à l'export.Claude Mandraut
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