Le bilan social de la crise fait froid dans le dos. « Trente millions de chômeurs en deux ans : tel est le résultat de l'anarchie qui a régné sur les marchés financiers, tel est le bilan des institutions financières mondiales », a déclaré lundi Nicolas Sarkozy lors d'une conférence sur la dimension sociale de la mondialisation dans le cadre de la présidence française du G20. « Qu'on ne me fasse pas le procès d'être contre le libre-échange et l'économie de marché », s'est toutefois défendu le chef de l'État français, qui a lancé cette présidence en janvier sous les signes du renforcement de la régulation financière et du soutien à l'emploi.
Le programme brésilien
Nicolas Sarkozy a proposé aux pays du G20 de retenir « trois leviers » pour sortir des « impasses » de la mondialisation. Le premier consiste dans le développement de « socles de protection sociale ». « Je ne crois pas en un modèle social unique », a-t-il pris soin de préciser, saluant au passage le programme brésilien d'aide sociale « Bolsa Familia » (« bourse famille »). Indépendamment des spécificités nationales, le chef de...
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