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Nouvelles man?uvres autour du capital de GFI Informatique

Deuxième actionnaire de la société de services informatiques, le fonds Boussard & Gavaudan réfléchit à vendre sa participation de 25 %.

Stabilisé depuis un peu plus d'an, le capital de GFI Informatique pourrait de nouveau évoluer. L'un des deux actionnaires de référence de la société de services informatiques, le fonds d'investissement Boussard & Gavaudan, réfléchit à vendre sa participation. Selon nos informations, plusieurs grands groupes français du secteur ont été testés sur leur intérêt pour les 25 % du capital que détient le fonds dans l'entreprise. « On a vraiment senti une volonté claire de leur part de se désengager », indique un haut dirigeant d'une entreprise approchée. « Nous avons discuté de ce sujet avec une personne du fonds Boussard & Gavaudan », assure une source d'une autre entreprise contactée.

Interrogés par « La Tribune », les dirigeants de Boussard & Gavaudan ont réfuté avoir « présenté le dossier à des acheteurs potentiels » ou avoir mandaté un intermédiaire pour le faire. « Notre fonds a progressé de 23 % depuis le début de l'année et avec 700 millions d'euros de cash, il n'y a aucune urgence à vendre notre part », assure Emmanuel Boussard, cofondateur du fonds. Tout en ajoutant : « Si quelqu'un est intéressé par cette participation, nous sommes en revanche prêts à discuter avec lui, d'autant que grâce à notre politique de couverture, nous avons un prix de revient extrêmement attractif par rapport aux cours actuels de l'action GFI. »

Hier soir, l'action valait 3,52 euros, ce qui porte la capitalisation boursière de la SSII à 196 millions d'euros, soit à peine le quart du chiffre d'affaires annuel de la société.

Le capital de GFI a connu de nombreux mouvements ces derniers mois. En 2007, la SSII annonce un projet d'augmentation de capital réservée à Apax Partners. Officiellement destiné à financer la croissance du groupe, ce projet a été empêché par la forte opposition de nombreux actionnaires minoritaires, dont Boussard & Gavaudan, en raison de ses conditions jugées beaucoup trop favorables à Apax. Le japonais Fujitsu Services profite alors de cette période agitée pour lancer une OPA hostile sur le groupe.

Précédente bataille

Revanchard, et malgré un cours de Bourse proche de 8 euros, Apax monte progressivement au capital du groupe, jusqu'à 15 %. Le fonds se pose en chevalier blanc de Jacques Tordjman, le PDG de GFI. Pour torpiller définitivement l'OPA de Fujitsu, ce dernier n'hésite pas à évoquer publiquement un éventuel rapprochement avec Bull. Des discussions qui seront immédiatement arrêtées une fois l'échec de l'OPA de Fujitsu constaté.

Depuis, la paix a été conclue entre Apax et Boussard & Gavaudan. Les deux fonds siègent même côte à côte au conseil d'administration de GFI. Avec les parts des dirigeants, apportées dans son holding Itefin, Apax contrôle désormais 28 % du capital de GFI. En début d'année, Jacques Tordjman, le PDG fondateur de l'entreprise, a quitté son poste, laissant les clés à Vincent Rouaix dont l'objectif est de faire croître la SSII, notamment par acquisitions, tout en modernisant son fonctionnement. n

Olivier Hensgen et Olivier Pinaud

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