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Fillon dévoile son plan de vaccination contre la grippe A

Le chef du gouvernement appelle les personnels de santé à se faire vacciner en priorité, à partir de la mi-octobre.

French Prime minister Francois Fillon (R) and French Health minister Roselyne Bachelot-Narquin give a press conference on September 24, 2009 in Paris about the battle plan against the A(H1N1) virus. The United Nations said the eve during their General Assembly that some 1.48 billion dollars in funding is required to help poor countries deal with the swine flu pandemic.  AFP PHOTO  PIERRE VERDY

santé

Alors que l'épidémie de grippe A (H1N1) s'est installée en France, et compte tenu de la communication peu rassurante de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à son propos, la stratégie de vaccination dévoilée hier par François Fillon aurait dû susciter la plus grande attention. Un sondage TNS Sofres pour Europe 1 a toutefois révélé hier que 65 % des Français n'envisageaient pas de se faire vacciner contre la grippe A. Selon une autre enquête, à peine plus de la moitié des médecins libéraux se disent prêts à le faire.

Aussi le Premier ministre a-t-il appelé hier les personnels de santé à faire preuve de « responsabilité » et à se faire vacciner en priorité en raison de leur caractère indispensable « pour protéger l'ensemble des Français ». « Pour beaucoup de nos concitoyens, cette pandémie est pour le moment théorique, a-t-il ajouté. Beaucoup de ceux qui ne se sentent pas concernés par la vaccination vont, à son contact, certainement changer d'avis. » François Fillon, qui a précisé que la campagne de vaccination débuterait en France à la mi-octobre, a repris avec quelques modifications les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), pour dresser la liste des personnes prioritaires pour cette campagne.

En tête, figurent donc les personnels de santé de réanimation néonatale et pédiatrique, puis le personnel médical et paramédical des hôpitaux, ainsi que les médecins et infirmiers libéraux exposés à des patients grippés. Viennent ensuite les femmes enceintes, mais la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a affirmé pour ces dernières qu'« on ne disposera pas dans l'immédiat d'une quantité suffisante de vaccins sans adjuvant ». Le ministère attend l'avis de l'Agence européenne des médicaments, concernant la possibilité d'injecter aux femmes enceintes « un vaccin adjuvanté en toute sécurité ». « Si, par principe de précaution, le vaccin adjuvanté ne pouvait [leur] être proposé, nous pourrions [?] vacciner l'entourage de la femme enceinte pour la protéger », a-t-elle expliqué. Suivront l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois et les professionnels chargés de l'accueil de la petite enfance.

De 1 à 1,2 million de doses

En bas de la liste, figurent les personnes âgées de plus de 18 ans sans facteur de risque. La France a commandé 94 millions de doses de vaccins. Roselyne Bachelot a affirmé que le pays devrait disposer « vers le 9 octobre d'environ 1 à 1,2 million de doses » du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK). L'Agence européenne des médicaments devrait rendre aujourd'hui ses conclusions sur les procédures de mises sur le marché pour les vaccins de GSK, Novartis et Baxter. n

PAR Véronique Chocron

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