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http://www.latribune.fr/journal/edition-du-2702/evenement/374936/sncf-deux-ans-de-pepy-deux-ans-de-pepins.html
Y aura-t-il une SNCF dans dix ans ? La question peut sembler incongrue. Et pourtant, nombreux sont ceux qui se la posent. Au sein de la SNCF, elle aurait même récemment fait l'objet, selon nos informations, d'une réunion entre le président de l'entreprise publique et sa direction de la stratégie !
Comment en est-on arrivé là ? Comment la SNCF, qui, à l'entrée en fonction de Guillaume Pepy, affichait une santé insolente et 1 milliard d'euros de bénéfices, peut-elle se retrouver aujourd'hui critiquée de toutes parts ?
La Cour des comptes pointe du doigt les nombreuses entraves au changement et aux gains de productivité. Les régions, qui financent les trains express régionaux (TER), sont furieuses des services rendus. Des Eurostar se retrouvent bloqués sous la Manche pendant plusieurs heures, provoquant l'ire du président de la République. Les élus s'insurgent contre les projets de suppressions de dessertes de TGV. Le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, rappelle à l'ordre Guillaume Pepy. Les concurrents de la SNCF estiment que les règles du jeu ne sont pas les mêmes pour tous, etc.
Objet médiatique
« La SNCF est un objet médiatique en soi. C'est une image de la France, on ne nous regarde pas seulement comme une entreprise », confiait récemment à « La Tribune », Guillaume Pepy. Il n'empêche. « Je n'ai jamais vu la SNCF attaquée comme cela », indique-t-on en interne.
Lors de la nomination de l'ancien numéro deux du groupe aux commandes, on savait déjà quels étaient ses chantiers prioritaires. Guillaume Pepy devait moderniser la SNCF, redresser le fret et préparer l'arrivée de la concurrence dans le transport de voyageur. La période était à l'optimisme, l'avenir était sans aucun doute à un secteur ferroviaire très fort, et la vie de la SNCF se teintait de rose.
Promettre la lune
« Guillaume Pepy est allé promettre la lune au président de la République », indique un très bon connaisseur de la SNCF. Dans la lettre de mission de Nicolas Sarkozy, que Guillaume Pepy avait d'ailleurs écrite lui-même, les objectifs étaient très ambitieux : faire de la SNCF un leader du fret ferroviaire, améliorer la qualité des transports régionaux, accélérer le développement du TGV en France et en Europe, simplifier les relations avec le gestionnaire de l'infrastructure Réseau Ferré de France (RFF), et négocier les éléments d'un pacte de modernisation sociale.
Pour coller à ces objectifs, le plan Destination 2012 avait été mis en place, et prévoyait une hausse de 50 % du chiffre d'affaires du groupe, pour arriver à 36 milliards d'euros, et résultat opérationnel courant multiplié par deux, à 2 milliards d'euros.
Deux ans plus tard, la crise a balayé les espoirs de voir le fret se redresser, le modèle économique du TGV vacille, la perspective de l'arrivée de la concurrence dans le transport de voyageurs remet en lumière les problèmes sociaux et organisationnels qui n'ont pas été résolus. Et Destination 2012 n'est plus à l'ordre du jour.
Enjeux colossaux
« Le problème, ce n'est pas 2012, 2014, ou 2016. Ce qui compte, c'est d'abord la destination. Et Guillaume Pepy maintient le cap », estime Pierre Blayau, patron de la branche de transport de marchandises SNCF Geodis. « La SNCF ne vit pas si mal la crise », poursuit-il.
De fait, selon de bonnes sources, les résultats 2009 devraient être, malgré tout, à l'équilibre pour les activités courantes, hors coûts exceptionnels. « Je suis plus serein aujourd'hui qu'il y a six mois », assure pour sa part Guillaume Pepy. Ce qui n'empêche pas qu'« il y a des enjeux colossaux sur l'ensemble des secteurs de la SNCF », selon un proche de l'entreprise.
Ingrid Seithumer
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Fred a écrit le 02/03/2010 à 12:54 :
Très bon article
saintjohn a écrit le 28/02/2010 à 16:29 :
Politique tarifaire injuste ???? je crois rever..... on demande à la SNCF de dégager des bénéfices et de s'auto financer, ce qu'elle fait depuis plusieurs années en lui reprochant d'appliquer un principe économique bien simple que personne ne dénonce ailleurs, celui de l'offre et de la demande. Ce n'est pas que les clients n'y comprennent rien, c'est qu'il ne l'acceptent pas. Attention une entreprise public ne signifie pas...association à but non lucratif !!!! ah ah ah !!! Courage Mr Pepy, beaucoup vous soutiennent dans votre ambition de projet 2012... le.... aboie et la caravane passe !!!!
Christophe a écrit le 28/02/2010 à 09:16 :
La sncf a des problèmes, je dirai que cela est l'héritage de la séparation des différents services ( entretien des voies, transport). Les politiques ont décider de séparer chaque service. Le bilan est catastrophique Réseau Ferrée de France à un travail colossale d 'entretient. nous allons retrouver le même problème avec EDF (producteur d'elec) et RTE (transport de l'elec) les capacités de transports sont inférieures aux capacités de prodution. Le problème est le même dans la téléphonie. Ceci montre à quelle point nos hommes politiques s'orientent vers un très mauvais choix, nous allons vers le modèle Anglais de MmeTatcher.
cath 515 a écrit le 28/02/2010 à 05:50 :
Le transport par rail est une alternative reconnue et qui mériterait d'être développée (particulièrement dans le fret) pour solutionner des problèmes qui coûtent chers à la collectivité (saturation des routes, pollution...) et qu'aucune entreprise privée ne prendra jamais à sa charge. Si aujourd'hui on démembre la SNCF, demain l'état subventionnera des entreprises privées sous couvert d'appel d'offres pour réaliser l'exploitation. Cela n'empêchera pas l'état de financer l'évolution des infrastructures, d'autre part. Pour l'utilisateur qui paie des impôts se sera donc payer 3 fois. Avec le risque d'être moins en mesure de contrôler plusieurs structures privées qu'une seule entreprise publique et de ne voir personne répondre à certains appels d'offres.
piyou 69 a écrit le 27/02/2010 à 18:41 :
quand on veut tuer son chien on dit q'il à la rage
dGEORGES a écrit le 27/02/2010 à 16:41 :
je ne connais pas assez bien le fonctionnement interne de la sncf mais je vois quand même que M.Pepy communique beaucoup, n'hésite pas à se présenter dans les médias et sur le terrain et pour cela respect. Je dois vous dire que je vois très peu le directeur de la Poste et encore moins celui de la Ratp dans les médias pour expliquer leurs entreprises , cela viendra peut-être... Cordialement
cheminot 68 a écrit le 27/02/2010 à 16:06 :
ouais c'est ça, on se fait attraper pour des bénéfices et quand il y a une perte aussi.
sony75 a écrit le 27/02/2010 à 15:31 :
Nous sommes depuis trop longtemps les vaches à lait de cette ignoble entreprise...1 milliard d'euros de bénéfices ...oui, en prenant les français à la gorge pour un siège dans un train...
mirabelle a écrit le 27/02/2010 à 15:21 :
pour contribuable: même si les allégations étaient vraies, celui qui paierait deux fois 1) prend le train 2) paie des impôts Ce n'est pas le cas de tout le monde. Et a bien réfléchir ce n'est peut-être pas totalement choquant.
jmbaggio a écrit le 27/02/2010 à 12:48 :
il y deux ans, j'ai signalé en personne à monsieur pepy qu'il existait un appareil coûtant 500 euros capable d'éviter les collisions ferroviaires sur voie unique comme celle de zoufftgen en france qui a tué 6 personnes en 2006 depuis plus d'un an, j'attends une réponse technique de ses services sur ce sujet la collision de bruxelles qui a fait une vingtaine de morts la semaine dernière va peut-être les décider à me répondre ou faut-il attendre pire ? on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas...
TGVest a écrit le 27/02/2010 à 11:47 :
Vive les 20 millions d'Euros (juste 150 MF...) depenses sur le WiFi du TGV Est. On espere que les antennes WiFi sont en or massif ! Non, je ne rigole pas ! Il va en falloir des clients a 5 Euros pour rembourser tout ca... C'est pas grave puisque le contribuable est derriere (on comprend mieux le "on ne nous regarde pas seulement comme une entreprise"). http://www.businessmobile.fr/actualites/services/0,39044303,39712054,00.htm
Contribuable a écrit le 27/02/2010 à 10:59 :
L'apparente santé financière de la SNCF ne semble, en réalité, qu'illusoire car elle résulte d'un transfert total de charges vers les conseils régionaux pour le TER et les relations inter-régionales (entre régions voisines) et bientôt des trains Corail Grandes Lignes. La régionalisation a eu pour effet bénéfique pour la SNCF de faire payer par le contibuable le renouvellement des automoteurs TER et le coût "réel" de l'organisation des transports régionaux. Au final c'est le contribuable qui paye 2 fois, d'abord par ses impôts, ensuite en achetant son billet TER. La SNCF réalise depuis 2000 un bénéfice dans l'exploitation des TER, 1ère activité bénéficiaire de cet EPIC loin devant la branche Grandes Lignes/TGV longtemps globalement déficitaire comme le FRET devenu un tonneau des danaïdes. Il est nécessaire dec réformer structurellement la SNCF, cela va de pair avec la réduction de la Dette publique !
rivarail a écrit le 27/02/2010 à 10:21 :
Je suis pour le retour à des tarifications transports obligatoires tant en fret qu'en voyageurs dont le tarif sur une base kilométrique égale ( à la tonne ou au voyageur) sera ponctuée par un coefficient environnemental significatif, différent par mode de transport. C'était trop facile les TGV Paris-Lyon à 20 balles.
FROST a écrit le 27/02/2010 à 10:17 :
Faut-il conserver la SNCF dans sa forme actuelle ou ne serait-il pas préférable de la casser en morceaux, On pourrait: -filialiser le fret - transférer à RFF toutr le personnel qui s'occupe de l'entretien du réseau avoir plusieurs sociétés indépendantes pour le transport des voyageurs, à savoir: - TGV - trains Corail - TER - banlieue parisienne (à regrouper avec la RATP) chacune de ces sociétés étant géré en fonction de ces contraintes propres
pirouette cacahuète a écrit le 27/02/2010 à 10:12 :
Aujourd'hui la SNCF ne doit plus coûter à l'état, demain les retraites des cheminots ne devront plus coûter à l'état. Aujourd'hui le consommateur doit payer moins cher ses déplacements ferroviaires, demain le citoyen paiera moins d'impôts. Demain le "cheminot" privé travaillera plus et gagnera plus? Demain le consommateur dépensera moins pour polluer moins et préserver son avenir.Forcé?
oups a écrit le 27/02/2010 à 09:51 :
Voila bien un service public en mal de bien faire. Malheureusement, tant que les syndicats forts dans l'entreprise SNCF resterons décisionnaire, la bon roulement des trains se fera lentement. Mettez une dose de; patrons de PME dans les services et on commencera à trouver du changement avec bien sur sans les boulets rouge ! S'agissant du Fret , vous avez à la tête de GEODIS M.Blayau qui à su fossoyer beaucoup d'entreprises normande à l'époque Moulinex! Alors changez toutes ses têtes et prenez des patrons de PME !
Jules a écrit le 27/02/2010 à 09:37 :
Je ne comprends pas les réactions concernant la politique tarifaire de la SNCF. Elles sont calquées sur l'aérien, milieu dans lequel elles existent depuis fort longtemps. Que pensez-vous que les futures compagnies privées vont faire ? Du tarif unique ? Pas de fidélisation ? Je vous invite à faire un petit voyage en Italie, chez Trenitalia (qui risque fort d'assurer une desserte vers Paris prochainement). Là-bas sont mis en place : le yield management, et la fidélisation. Comme pour TGV. Mais en quoi cette politique tarifaire est-elle injuste ? Plus vous réservez tôt, moins c'est cher ; plus vous prenez le train, moins c'est cher ; et plus la demande est faible, moins c'est cher. Pour une fois que cette entreprise publique fait quelque chose de pertinent pour gagner de l'argent, tout le monde critique mais il faudrait savoir ce que l'on veut un peu ! Une entreprise privée qui fait voyager à prix unique et qui ne subira pas les aléas de l'exploitation ferroviaire d'un des réseaux les plus denses du monde ? Certains vont attendre longtemps...
Paul a écrit le 27/02/2010 à 09:35 :
« ...La SNCF est un objet médiatique en soi. C'est une image de la France, on ne nous regarde pas seulement comme une entreprise... ». Je pense que Monsieur Pepy doit prendre ses désirs pour des réalités. Quelle arrogance! Quand on a mis en place un système de tarification volontairement aussi peu transparent pour brouiller les cartes, on ne regarde pas la SNCF comme une entreprise avec des Cients mais plutôt avec des vaches à lait. Profitez-en bien Monsieur Pepy cela ne durera pas.
tg a écrit le 27/02/2010 à 08:55 :
Rien n'est plus désagréable que de subir une politique tarifaire souvent injuste Le client se sent souvent méprisé par la sncf qui cherche quoi qu'il en dise à faire payer le plus cher possible un service souvent pas à la hauteur
felix a écrit le 27/02/2010 à 07:46 :
et bien on verra bien les avancées que vont apporter les récentes augmentations de tarifs car avec la crise de l'emploi non résolu associé à un modèle capitaliste essoufflé et par conséquent des lendemains totalement incertains qui nous attendent !
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