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Source : La Tribune - 27/02/2010 | 23:00 - 420 mots  | 

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SNCF : Deux ans de Pepy, deux ans de pépins Le chantier social est toujours ouvert

TGV, l'icône vacille

C'était la vache à lait de la SNCF, sa grande fierté. Aujourd'hui, son modèle économique est remis en cause et ses marges ont fondu de moitié en deux ans.

Barbara Dalibard, directrice générale de la branche SNCF Voyages

Qui aurait pu penser, il y a deux ans, que le TGV, traditionnelle vache à lait du groupe, pouvait souffrir ? « En 2008, on s'imaginait que le TGV était promis à des croissances annuelles de 8 % à 9 %. Il était inimaginable de penser que le trafic pouvait baisser », rappelle un spécialiste.

Certes, le spectre d'une hausse des péages à payer à Réseau Ferré de France, le gestionnaire de l'infrastructure, commençait à planer. « Quand Bercy a tranché pour une hausse progressive des péages, cela a été un traumatisme pour la SNCF, qui ne pensait pas que cela pourrait augmenter de façon significative sur la grande vitesse », indique un expert.

Les péages s'envolent

Mais voilà. L'an dernier, le chiffre d'affaires de la branche SNCF Voyages a reculé de 1,2 %. Les péages, eux, ont augmenté de 10,6 %, et ils grimperont encore de 11,6 % en 2010, puis de 16 % en 2011.

Le modèle est donc en danger. Et la SNCF assure que l'activité globale TGV pourrait ne plus dégager de marges d'ici trois ans. La marge opérationnelle a déjà dégringolé de 20,1 % en 2008 à 10,2 % cette année, selon le budget 2010.

« Ces augmentations ont été décidées avant la crise. Si on recalait le système maintenant, nous n'aurions pas le même impact », confesse-t-on dans l'entourage gouvernemental.

Des études sont d'ailleurs en cours pour définir le niveau de péages qui permettra au système d'être rentable. Objectif : que le débat sur ce sujet soit bouclé cet été.

« Tout n'est pas à mettre sur le dos des péages, qui représentent un tiers des charges. L'organisation de la maison doit aussi être revue », plaide-t-on cependant.

Nouvelle patronne

La tâche qui attend Barbara Dalibard, la nouvelle patronne de SNCF Voyages qui vient de remplacer Mireille Faugère, débarquée fin 2009, n'est donc pas des plus aisées. D'autant que la concurrence sur les lignes internationales est autorisée depuis peu et que les premiers candidats sont attendus cette année.

D'autant aussi que le gouvernement a interdit à la SNCF de supprimer des dessertes de TGV, comme elle envisageait de le faire. « Nos problèmes économiques devront donc être résolus sans réduire de desserte », affirme Guillaume Pepy.

Un positionnement plus haut de gamme des TGV, à l'image du Thalys, aurait été un temps envisagé. Mais il semble écarté. « Dans les faits, la politique de prix pratiquée par la SNCF (dite du yield management) fait que l'on trouve plutôt des hommes d'affaires aux heures de pointe », note un expert.

I. S.

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  • saintjohn a écrit le 28/02/2010 à 16:19 :

    • ce ne sont pas les cheminots qui sont payés par l'impôt, mais l'Etat qui verse à la SNCF une compensation au titre de sa politique tarifaire. En d'autres termes, les contribuables subventionnent les clients du train. La libéralisation doit permettre aux clients utilisateurs du train de payer le service qu'ils utilisent, soit 100 % du cout du transport, là ou aujourd'hui ils ne paient que 25%......croyez moi, cette entreprise a de beaux jours devant elle et je suis bien placé pour vous le dire car bon nombres de financiers s'y intéressent et de ...... très très près !!!!!!!

  • soldanelle a écrit le 28/02/2010 à 10:43 :

    • Le problème est assez simple pourtant à résoudre!!!la direction générale sncf est prétentieuse et incompétante parce que loin du simple bon sens!! le "client" n'est pas pris en considération et est traité comme un paquet!! le personnel se rend bien compte qu'il est mal dirigé et lui aussi traité comme un N°!! voir les interventions télé de certains dirigeants....où est la modestie et le culte du patriotisme d'entreprise ...où sont des dirigeants de la trempe de Louis ARMAND??

  • sauros a écrit le 27/02/2010 à 17:04 :

    • Tarifs trop cher pour un contribuable qui paye auparavent des cheminots par l'impôts.Il faut revoir le fonctionnement de cette entreprise bastion CGT

  • j82000 a écrit le 27/02/2010 à 16:35 :

    • On ne parle que de TGV et le reste des grandes lignes de type Corail - TEOZ et LUNEA a-t-il encore un avenir ? Il est surprenant de constater que le renouvellement de matériel ne se fait pas ... quelle perspective pour les lignes moyennes vitesse 220 km/h ? Il faut tout de même savoir que 80% du marché européen de trains > ou = 220 km/h n'est pas TGV mais pendulaire voir le site Alsthom. Pourquoi ce type de matériel n'est pas commercialisé et équipé sur le territoire français ? C'est bien un choix politique et une stratégie commerciale française. TGV mais pas seulement, il doit y avoir place pour les trains grandes lignes moyenne vitesse sur voies traditionnelles plus économiques et ne nécessitant des infrastructures couteuses.

  • lemsa a écrit le 27/02/2010 à 12:28 :

    • vu la politique des prix(exorbitants) pratiques pourqoi s'étonner de la chute du trafic. leméme probléme guette les autoroutes .il y'a inadéquation entre les moyens des francais et les tarifs demandés

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