Journal / Evénement
   Taille du texte : 
Source : La Tribune - 27/02/2010 | 23:00 - 180 mots  | 

Boite à outils de l'article :

|
Le fret est-il encore sauvable ? Le salut dans la diversification ?

Les trains Corail bientôt à la charge de l'État

Longtemps, la SNCF a répété qu'elle ne voulait plus prendre à son compte les pertes de cette activité. Elle a été entendue.

Une voiture d'une rame 'relookée' des trains interrégionaux Corails Intercités est à quai, le 10 octobre 2007 gare Saint-Lazare à Paris, peu après son inauguration. La SNCF lance ainsi la dernière phase de la modernisation de ses trains. Les rames, inaugurées en partenariat avec la région Basse-Normandie, circuleront en premier lieu sur la ligne Paris-Caen-Cherbourg/Trouville-Deauville, empruntée par 12.000 personnes par jour, selon la SNCF.<br /><br />AFP PHOTO JEAN AYISSI

C'était un des combats de Guillaume Pepy : faire entendre que la SNCF ne pouvait plus supporter les pertes d'exploitation des trains Corail - environ 150 millions d'euros par an - et trouver une solution avec l'État. L'affaire semble conclue.

Ces trains Corail, en effet, vont devenir des trains d'aménagement du territoire. « Nicolas Sarkozy veut qu'un accord soit signé avant l'été », indique un proche du dossier.

L'État signera une convention avec la SNCF. Un peu sur le modèle des TER, financés par les régions, l'État définira son réseau, ses lignes, ses dessertes. Et la SNCF s'occupera de faire rouler les trains, contre une compensation financière. « Il ne devrait pas y avoir de clauses de pénalité », confie l'expert.

Renouveler le matériel

Au-delà des pertes affichées par cette activité, le problème principal réside dans le nécessaire renouvellement du matériel. Cela va nécessiter un effort financier très important.

L'idée aujourd'hui serait de mettre en place une structure pour financer le matériel qui, ensuite, serait loué à la SNCF. En attendant un jour que l'État mette en concurrence cette activité.

I. S.

Vos réactions
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

> retour haut de page

  • saintjohn a écrit le 28/02/2010 à 17:03 :

    • Pour ma part, je trouve cela logique....si les regions souhaitent garder leurs lignes, ce n'est pas à la SNCF entreprise devant évoluer dans un monde concurrentiel qui doit les financer. En d'autres termes, si les régions souhaitent garder ces trains, elles doivent payer ou ils disparaitront.....on ne demanderait pas à Veolia de conserver des lignes jugées non rentables alors pourquoi le faire avec la SNCF (même si au fond, c'est une entreprise publique).....

  • dépité a écrit le 27/02/2010 à 18:59 :

    • Faire financer les pertes des trains "corail" par les régions, non çà suffit. Déjà les transports en commun( les BUS), ont leur coût, largement pris en charge par les collectivités locales. On les voit circuler "aux heures creuses" A VIDE, ou avec deux ou trois passagers, qui ne paient pas toujours leurs billets. Et alors que le contribuable local, qui a participé au coût du bus, paie plein pot, le carburant de sa voiture, quand ses horaires de travail sont incompatibles, avec ceux des bus.. Quand il y a de la concurence entre les différents modes de transport, il y aura forcément des perdants. Quand on travaille à perte, on change le système, on réduit, ou on arrête. Il faut arriver à faire payer le vrai prix des choses. Il me semble que j'ai entendu dire qu'il fallait arrêter de " faire de l'assistanat". C'est valable dans tous les domaines

  • fred a écrit le 27/02/2010 à 18:18 :

    • mon pauvre jean t, je pense tu devrais te poser la bonne question!! a savoir est ce une bonne chose la concurrence au niveau ferrovière?, Si cela est au détriment de la sécurité moi je dit NON .Je pense vous devriez vous informer des differents incidents survenu a l'étranger a cause de la concurrence, certe peut etre il y aura une petite baisse des prix mais reflechisse un peu.

  • Jules a écrit le 27/02/2010 à 09:26 :

    • @jean t : non, seul le transport international voyageur est ouvert à la concurrence pour le moment, le trafic intérieur viendra un peu plus tard. En ce qui concerne la privatisation, pour ma part je suis un peu dubitatif. Premièrement, cela ne permettra pas d'améliorer notre réseau, qui a été déclaré comme "vétuste" par plusieurs audits, dont un suisse. Deuxièmement, quelle entreprise privée acceptera de perdre de l'argent pour desservir des lignes non rentables ? Aucune, donc les régions et l'Etat paieront, comme aujourd'hui. Alors une entreprise privée financée par l'Etat ou la SNCF comme actuellement... Après on peut parler des grèves, des retards etc... C'est vrai. Mais après une privatisation de la SNCF, alors que certains se plaignent déjà de ce fameux "yield management" pour les billets TGV... Je pense que la politique commerciale sera d'autant plus dure après mais bon, vivement la concurrence que l'on puisse comparer un peu tout ça ! Et oui, les cheminots attendent la concurrence avec impatience !

  • cyclo a écrit le 27/02/2010 à 08:30 :

    • Si la sncf permettait plus facilement à un cyclo de prendre le train avec son vélo comme en allemagne par ex, je suis certain que les corails rencontreraient plus de succès surtout les week end et ...... si les employés ne décrétaient pas une grève à tout bout de champ afin d'être sûr de pouvoir rentrer. Lorsque le transport voyageur sera privatisé, je pense que ce problème sera résolu

  • jean t a écrit le 27/02/2010 à 07:53 :

    • Pourquoi remettre les trains à la SNCF ? pourqoi ne pas lancer un appel d'offre européen ? le marché du tranport voyageur est bien ouvert à la concurrence.

> Retour haut de page

Dernière Minute
Pages : 1 | 2 | 3 | 4 | 5

 Les plus commentés

 Les plus envoyés

 Les plus lus

Recherche d'emploi

Conférences et événements
Partenariats
Sponso

Pied de page :