Un an après les résultats du premier appel à projets, la carte de l'excellence de la France de demain commence à s'esquisser. Une bonne cinquantaine d'appels à projets ont été lancés depuis juin 2010 : centres d'excellence, dispositifs d'aide aux entreprises, programmes en santé biotech, énergie, urbanisme, économie numérique ou encore initiatives en matière d'emploi doivent faire émerger les grands lieux à même de bâtir les pôles économiques et industriels du futur.
Sans surprise, les grandes métropoles concentrent une bonne partie des projets sélectionnés. Dans certains appels à projets, l'Île-de-France a raflé la mise (55 laboratoires d'excellence sur 100, 32 équipements d'excellence sur 52, 3 instituts hospitalo-universitaires sur 6...). Suivent Montpellier, Lyon, Bordeaux, Grenoble, Strasbourg, Aix-Marseille et Toulouse. Rien de plus logique, certes. Mais justement, le grand emprunt se voulant être un moteur pour l'innovation, nombre de candidats et d'élus (notamment l'Association des Régions de France) regrettent que le gouvernement fasse « pleuvoir là où c'est déjà mouillé » et qu'à terme ne se créent des déserts scientifiques. La trop faible représentation du Grand Ouest, notamment, a été pointée à plusieurs...
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