Le grand Timonier doit se retourner dans son mausolée. Ouvertement élitiste, dédié au luxe et à la mode, relais et sponsor des soirées les plus folles de la jeunesse pékinoise et shanghaïenne, le réseau social P1 (prononcer «pi-ouane»), lancé en 2008 par deux Chinois ayant vécu en Suède, est résolu à devenir un acteur clé du e-commerce. « P1 est un club privé où l'on n'entre que par cooptation, c'est le leader chinois sur le segment des personnes influentes », explique avec fierté Sophia Pan, cofondatrice du réseau qui revendique déjà 1 million de membres.
Dans un pays où les informations...
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