L'austérité est-elle trop brutale au Royaume-Uni ? Alors que les coupes budgétaires annoncées en 2010 sont entrées en vigueur depuis avril (début de l'année fiscale britannique), les premières indications sont inquiétantes. L'économie n'a pas calé, mais tourne au ralenti. Le PIB au deuxième trimestre n'a progressé que de 0,2 %, selon la première estimation publiée mardi par le Bureau des statistiques britannique. Sur un an, la croissance atteint péniblement 0,7 %. « Nous ne sommes pas revenus en récession, mais avec des chiffres comme ceux-là, c'est tout comme », estime Graeme Leach, chef économiste de l'Institute of Directors, un groupe patronal.
Ces chiffres étaient attendus avec une certaine impatience car ce sont les premiers à mesurer l'effet de l'austérité. Pour l'opposition, celle-ci est sans conteste responsable de cette médiocre performance. « La reprise en 2010 a été étouffée sans ménagement par la hausse de la TVA (de 17,5 % à 20 %) et par les coupes budgétaires », juge Ed Balls, l'un des ténors travaillistes.
Forte rechute de l'industrie
Pourtant, nombre d'économistes rejettent cette explication. Selon le Bureau des statistiques, l'évolution des dépenses de l'État a été stable au...
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