Scott Corfe Économiste au Centre for Economics and Business Research
Le PIB britannique n'a progressé que de 0,2 % au deuxième trimestre. Pourquoi une telle anémie ?
Nous nous attendions à une reprise économique léthargique pour le Royaume-Uni. Les deux principaux moteurs de la croissance avant la crise étaient les dépenses du gouvernement et la consommation des ménages. Or, ce sont justement les deux secteurs qui ont des problèmes : le gouvernement doit réduire son déficit, tandis que les ménages voient leur pouvoir d'achat réduit par l'inflation.
L'austérité budgétaire explique-t-elle le ralentissement ?
Pas vraiment. La réduction des dépenses de l'État n'a pas véritablement commencé et son impact sur la croissance a été nul au deuxième trimestre. Son ralentissement vient surtout de facteurs extérieurs : la hausse du prix des matières premières, la tempête de la zone euro qui peut avoir un impact sur les exportations, l'inflation...
Que pensez-vous des appels à un plan B pour adoucir les...
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« Revenir sur les mesures d'austérité serait une erreur »
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