La plus grande démocratie du monde offre un spectacle décidément pitoyable. La raideur qu'affiche ces derniers jours un Barack Obama comme abasourdi par la partie de poker menteur qui se joue à Washington, témoigne physiquement de la dégradation, non pas de la note financière du pays, mais de sa dignité politique. Il est bien sûr légitime que la gestion d'une dette aussi abyssale fasse l'objet d'un débat et même d'un combat. Après tout, les arbitrages rendus, les compromis trouvés participent, surtout par ces temps de disette budgétaire, des choix économiques majeurs d'une nation. Force est malheureusement de constater que l'on a largement dépassé le cadre du raisonnable. Pourquoi alors démocrates et surtout républicains en sont arrivés là, eux qui, chacun à leur tour, ont déjà relevé ce fameux plafond à dix reprises en dix ans ? Explication confortable, mais bien réelle :...
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :