Afghanistan Journal / Politique Internationale
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Source : La Tribune - 29/01/2010 | 23:00 - 362 mots  | 

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en bref Paris et Berne s'entendent sur la liste HSBC

Les alliés de Karzai se rallient à la « politique de la main tendue »

La conférence de Londres a adopté le transfert de la sécurité aux forces afghanes dès 2010. Mais les talibans dénoncent cette stratégie d'ouverture.

(Front row from L-R) Special Representative of the UN Secretary-General for Afghanistan Kai Eide, the Aga Khan, Afghan President Hamid Karzai, British Prime Minister Gordon Brown, U.N. Secretary-General Ban Ki-moon, incumbent Afghan Foreign Minister Rangin Dadfar Spanta, and British Foreign Secretary David Miliband, pose for a group photograph with other delegates, including US Secretary of State Hillary Clinton, standing behind Karzai, in London, on January 28, 2010. A major international conference to chart the way forward in Afghanistan opened in London on Thursday with nearly 70 countries and organisations taking part. AFP PHOTO/DAN KITWOOD/WPA POOL<br /><br /><br /><br /><br />

L'Afghanistan a désormais un plan de reconstruction politique. C'est le message que les leaders des 70 pays présents à la conférence de l'Afghanistan, à Londres ce jeudi, voulaient faire passer. Toutefois, au-delà des promesses, les engagements concrets sont restés rares. « Hamid Karzai, le président afghan, n'a malheureusement eu que deux semaines et demie pour se préparer à cette conférence, dans la mesure où son gouvernement n'était pas en place auparavant, explique un diplomate occidental. Nous aurions préféré qu'il ait deux mois, comme c'était prévu initialement. »

Deux objectifs ont été explicités : un effort pour pousser les soldats talibans à faire défection ; une transition du commandement militaire aux forces afghanes, dès la fin 2010.

« Hamid Karzai a changé de discours : il parle désormais de réconciliation et de travail en commun avec les talibans », s'est réjoui Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères. Plus de 140 millions de dollars ont été promis pour financer la première année du « programme de réintégration » des talibans décidé par le gouvernement afghan, le fonds international prévu pour soutenir la réintégration devant atteindre 500 millions. « Il ne s'agit pas de partager le pouvoir avec les talibans », a averti le ministre afghan des Affaires étrangères sortant.

annulation de la dette

La conférence a, par ailleurs, confirmé l'annulation de 1,6 milliard de dollars de dette extérieure afghane, déjà annoncée par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

En ce qui concerne la transition du commandement aux forces afghanes, une date butoir a été décidée : celle-ci aura lieu d'ici à fin 2010 ou début 2011 pour « un certain nombre de provinces ». David Miliband, le ministre britannique des Affaires étrangères, espère que l'intégralité du commandement sera aux mains afghanes d'ici « cinq ans ». Il ne s'agit pas pour autant d'un départ des soldats occidentaux mais plutôt d'un changement de mains. Les forces afghanes, qui comptent un peu plus de 100.000 hommes, devraient aussi être renforcées, pour atteindre 134.000 soldats d'ici à octobre 2010, et 176.000 d'ici à octobre 2011.

Cependant, même si une stratégie politique a été décidée à cette conférence, reste désormais le plus dur à accomplir : assurer sa mise en place. Pour cela, la communauté internationale va réunir une nouvelle conférence à Kaboul au printemps. Celle-ci se déroulerait « en mars-avril », selon les Britanniques, « plutôt en juin », selon les Français. n

par Éric Albert, à Londres

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