Depuis cet été, Nicolas Sarkozy fait un cauchemar, celui de rester dans l'histoire comme le président qui aura vu la France perdre sa précieuse note AAA. Depuis que les États-Unis ont été dégradés par Standard & Poor's, le chef de l'État se fait envoyer chaque matin une note sur les principaux indicateurs de marché et suit presque heure par heure l'évolution du fameux « spread OAT-Bund » (l'écart de taux à dix ans entre la France et l'Allemagne) qui s'est envolé. Dès l'automne 2007, après que Nicolas Sarkozy eût dépensé plus de 10 milliards d'euros en cadeaux fiscaux pour tenir ses promesses électorales, son Premier ministre avait déploré être « à la tête d'un État en faillite ». Quatre ans plus tard, à l'heure des comptes, tous les indicateurs sont au rouge. Le quinquennat s'achève sur des niveaux de dette, de déficits, de dépenses publiques et de prélèvements jamais atteints. La crise de 2008 en est largement la cause, mais on ne peut s'empêcher de constater que ce résultat est aussi le fruit des retards pris...
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Budget : le cauchemar de Sarkozy
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