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Source : La Tribune - 30/01/2010 | 23:00 - 595 mots  | 

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Les lessiviers gagnent le pari du discount

Toyota : le coût de la panne

Le constructeur japonais rappelle près de deux millions de voitures en Europe. PSA, qui assemble avec lui en République tchèque ses Peugeot 107 et ses Citroën C1, est touché aussi.

Visitors look at the display of Toyota Motor Corp.'s iQ compact cars at the 41st Tokyo Motor Show 2009 at Makuhari Messe in Chiba City, Japan, on Wednesday, Oct. 21, 2009. The show will be held through Nov. 4. Photographer: Kimimasa Mayama/Bloomberg

L'onde de choc du rappel de millions de voitures par Toyota n'en finit pas de s'étendre. Et l'affaire pourrait au final coûter fort cher au groupe japonais. En espèces sonnantes et trébuchantes, et en image !

La firme nippone a annoncé vendredi le rappel de huit modèles en Europe. Et ce, pour régler un problème potentiel de pédale d'accélérateur risquant de se bloquer partiellement. Seul un nombre limité d'incidents ont toutefois été signalés en Europe.

Les modèles concernés sont des voitures à forte diffusion. Le rappel implique la récente mini-iQ (produite au Japon de novembre 2008 à novembre 2009), les compactes Auris (octobre 2006 - janvier 2010) et Corolla (octobre 2006 -décembre 2009), fabriquées en Grande-Bretagne, la familiale Avensis (novembre 2008 - novembre 2009), assemblée aussi outre-Manche, le monospace Verso (février 2009 - janvier 2010), monté en Turquie, le 4x4 Rav 4 (novembre 2005 - novembre 2009), produit au Japon. Sont également concernées la petite Yaris, produite à Valenciennes, dans le nord de la France (novembre 2005 - septembre 2009), et sa soeur cadette, l'Aygo (février 2005 - août 2009), assemblée en République tchèque... avec PSA.

Des Peugeot 107 et Citroën C1 rappelées

Le groupe français se voit donc obligé de rappeler aussi ses Peugeot 107 et Citroën C1, équivalentes de l'Aygo. Seule une fraction de la poduction d'Aygo, de 107 et de C1 serait touchée (10 %), précise cependant une source industrielle. Les versions Diesel ne seraient ainsi pas concernées.

Le nombre exact de véhicules rappélés est en cours d'évaluation. Il pourrait atteindre 1,8 million d'unités (hors PSA). Aucun véhicule de la marque de prestige Lexus, pas plus que les modèles hybrides, n'est concerné par cette campagne. Le groupe stipule qu'il n'a aucune raison et aucune intention d'arrêter les productions en Europe.

En Amérique du Nord, Toyota n'a pas seulement décidé de rappeler des millions de véhicules, mais aussi de suspendre la production et la vente de huit modèles fabriqués localement. Au total, dans le monde, huit millions de voitures devraient être rappelées. Une contre-publicité dévastatrice, alors que le constructeur japonais a fondé pendant des décennies son image de marque sur la qualité-fiabilité hors pair de ses véhicules

Les concessionnaires plus touchés que le constructeur

Outre-Atlantique, la campagne de rappels bat déjà son plein. Et les experts en chiffrent déjà le coût. La Commission de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants américaine procédera même à une audition le 25 février. Aux Etats-Unis, les 1.230 concessionnaires américains de la marque pourraient perdre ensemble de 1,75 milliards de dollars (1,2 milliard d'euros) à 2,5 milliards (1,7 milliard d'euros) par mois, selon des estimations locales, à cause de la suspension des ventes. Un manque à gagner encore plus important que celui du constructeur lui-même, évalué jusqu'ici à 400 millions d'euros par mois.

La pédale d'accélérateur des modèles produits outre-Atlantique est fournie par un fabricant américain, CTS, qui a évidemment rejeté la faute sur Toyota, expliquant qu'il s'agissait d'« un problème mécanique, un design unique, une pédale conçue selon leurs spécifications ».

Les limites de la chasse aux coûts

Ce rappel massif pose le problème des rapports de Toyota avec ses sous-traitants. Réputé naguère pour sa relation étroite avec ses fournisseurs nippons, dont il est souvent actionnaire, le groupe a été obligé de s'adresser, hors de chez lui, à des équipementiers locaux. Et, dans son souci de prendre rapidement des parts de marché, principalement aux Etats-Unis, il n'a pas forcément été capable de tisser des liens aussi étroits avec eux.

Par ailleurs, Zenjiro Imaoka, auteur d'ouvrages sur la gestion « juste à temps », souligne à l'AFP que le groupe est « obsédé par la réduction des coûts ». Celle-ci met une « pression sur les fournisseurs qui peut porter atteinte au contrôle qualité ». Les deux phénomènes ont donc pu se conjuguer.

Alain-Gabriel Verdevoye

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  • M. HUDEVA a écrit le 31/01/2010 à 14:13 :

    • Fabriquons en FRANCE les voitures destinées au marché français avec du personnel correctement formé et payé normalement ... Seule solution pour la sécurité et la réduction du chômage ... L'OBSESSION DE LA REDUCTION DES COUTS EST UNE CATASTROPHE POUR TOUT LE MONDE ...

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