| Dans la meme rubrique |
| Top articles : |
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/journal/edition-du-3001/politique-france/355728/jean-claude-marin-l-homme-qui-n-hesite-pas-a-relancer-l-affaire-clearstream.html
Après le jugement relaxant Dominique de Villepin, la réaction du parquet ne s'est pas fait attendre. Alors que le procureur de la République du tribunal de grande instance de Paris, Jean-Claude Marin, disposait de dix jours pour interjeter appel, il a annoncé sa décision de le faire seulement vingt-quatre heures après au micro d'Europe 1. Il est exceptionnel qu'un procureur accepte d'être l'invité d'un média pour s'exprimer sur un dossier précis. Le plus souvent, l'information est donnée via le magistrat du parquet en charge des relations avec la presse. « Tout n'a pas été dit dans cette affaire. Il y a la place encore pour faire émerger une part de vérité », a-t-il expliqué.
Ce haut magistrat s'est personnellement impliqué dans le dossier. C'est lui qui, dans les réquisitions du parquet, a sollicité la requalification de certains faits pour que soit reconnu à l'encontre de Dominique de Villepin le motif de complicité par abstention (d'avoir transmis à la justice des faits dont il avait connaissance). Pour le tribunal de grande instance, la preuve de cette abstention n'a pas été apportée au cours du procès.
« Il n'y a pas de personnalisation dans ce dossier. »
Jean-Claude Marin n'avait pas non plus hésité à être présent à l'audience pour faire lui-même le réquisitoire à l'encontre de l'ancien Premier ministre. Or il est rare que le procureur de Paris intervienne directement à l'audience. Jean-Claude Marin avait en revanche laissé au vice-procureur, Romain Victor, les réquisitoires pour les autres prévenus (Jean-Louis Gergorin, Imad Lahoud, Florian Bourges et Denis Robert).
Est-ce de l'acharnement contre l'ancien ministre ? Le procureur s'en défend sur Europe 1 : « Il n'y a pas de personnalisation dans ce dossier. C'est l'affaire Clearstream. » Il ne cache toutefois pas sa conviction de la culpabilité de l'ancien Premier ministre. Mais ne veut pas se trouver embarqué sur le terrain politique dans la rivalité entre Nicolas Sarkozy et l'ancien Premier ministre, l'un des axes de défense de Dominique de Villepin qui voit dans cet appel "une décision de nature politique" .» Selon l'ancien Premier ministre, cela prouve le choix du chef de l'État de « persévérer dans son acharnement » et dans « sa haine ».
Le procureur Marin affirme avoir pris la décision de son propre chef et n'avoir reçu aucune instruction écrite et motivée de la chancellerie. Mais, dans l'esprit général, toute suspicion ne serait pas totalement levée en raison du lien hiérarchique du parquet avec le pourvoi exécutif.
Un habitué des dossiers politico-financiers
« Ce qui me gêne, encore une fois, c'est que, comme d'habitude, les suspicions sont généralisées sur les décisions prises par le parquet, parce qu'il est dépendant du pouvoir politique », a regretté à l'AFP Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), réitérant sa demande de supprimer ce lien hiérarchique à l'occasion de la future réforme de la procédure pénale.
La suspicion est d'autant plus présente que le poste du procureur de la République du tribunal de grande instance de Paris est fortement exposé en raison des affaires sensibles qui y sont traitées. Au sein du milieu judiciaire, il est de notoriété publique que la nomination à ce poste est stratégique pour l'évolution de carrière d'un magistrat du parquet. Jean-Claude Marin connaît parfaitement les risques liés à ce poste.
Avant d'être procureur de la République de Paris en 2004, il avait été chef de la section financière de ce parquet en 1988. Il est donc rodé à la complexité juridique des dossiers politico-financiers. Et après un passage à la Cour de cassation, il est devenu en août 2002 directeur des affaires criminelles et des grâces Place Vendôme. Ce haut magistrat connaît ainsi très bien les arcanes du pouvoir politique. Ses arguments juridiques seront-ils entendus en appel ? L'arrêt de la cour d'appel de Paris devrait être rendu avant l'élection présidentielle de 2012.
Frédéric Hastings
| Vos réactions |
> retour haut de page
Petit Compère a écrit le 31/01/2010 à 10:35 :
Beaucoup d'hommes politiques de premier plan sont relaxés dans des afaires de conflits d'intêrets souvent après changement des magistrats chargés de l'affaire.. Souvent la presse nous avait presque convaincus de leur culpabilité. Dans cette affaire on ne comprend pas grand chose. Quel aurait été l'intérêt pour des lampistes, de falsifier des listings? Il est sain que la procédure se poursuive, non pas por accabler l'éventuel coupable mais pour qu'il comprenne que créer un doute injustifié, c'est mal et indigne.
Pascale a écrit le 30/01/2010 à 21:33 :
Pour ceux qui ne sont pas familiers des milieux politiques ou financiers ou encore des renseignements, ils auront du mal à ne pas être soufflés par cette affaire qui pue, c'est le moins qu'on puisse dire Pour les autres, j'imagine qu'ils souriront de la naïveté: celle de certains dans leurs explications, et la nôtre vue du côté de ceux qui nous servent les platitudes d'occasion Bref, toute cette histoire donne une image dégradée de notre monde politique et de la France, mais je comprends bien que les enjeux nous dépassent Lorsque nous irons voter repensons y ce sera notre manière de manifester notre position "que celui qui n'a jamais fauté lui jette la première pierre" et le match sera nul...
couf a écrit le 30/01/2010 à 19:47 :
je suis attristé par certains commentaires: une chose est sûre , s'il y a un donneur d'ordre dans cette affaire, il doit être condamné! Mr SARKOZY n'est pas le seul nom ajouté au fameux listing, je pense que d'autres voudraient bien savoir... quelle est leur position! personne n'en parle! Messieurs les journalistes on souhaiterai vous entendre?
Ode a écrit le 30/01/2010 à 19:08 :
Condamné en premiére instance, puis "Blanchi", l'Appel s'imposait pour enfin connaître la "vérité" ? quel est le bon jugement, le premier ou le deuxiéme?
mira a écrit le 30/01/2010 à 19:00 :
..se sachant intouchable de par sa fonction de 1er Ministre il lui est arrivé de privilégier son égo quel que soit le prix contre l'intérêt gén&ral. Je tiens les preuves détaillées à la disposition de Mr. le procureur de la République J.CLAUDE MARIN
ourson a écrit le 30/01/2010 à 18:37 :
Que le petit s'occupe de la FRANCE et non pas des affaires des autres. Encore 2ans et demi, hélas!
dani a écrit le 30/01/2010 à 18:27 :
Délation, insultes, occupations de l'espace publique (télévision, radios...) l'un des personnages de cette affaire manque à toutes les réserves élémentaires dans le domaine judiciaire, juridique, politique...de plus il est l'un des avocats inscrits près cette Cour. Quel exemple donne t-on à nos jeunes et moins jeunes à tenir en permanence des vils propos. Il est par ailleurs du libre choix de l'Avocat Général de faire appel d'une décision. Chose souvent et très souvent réclamées par les avocats tels celui qui s'en plaint.
philois83 a écrit le 30/01/2010 à 17:04 :
C'est une bouteille à encre ! On ne sait pas qui est honnête dans l'affaire. Qu'ils se "démerdent" tous et qu'ils nous "foutent" la paix et s'occupe des affaires qui nous concerne : chômage, délocalisation, pouvoir d'achat, pensions, retraite...! Voilà ce qui nous préoccupe ! Pendant que les médias nous amusent, on ne discute de ces problèmes ! Nous sommes vraiment naïfs ! Non ? Que ferons-nous lors des prochaines élections ?
LADO a écrit le 30/01/2010 à 16:23 :
JE VOIS QUE BEAUCOUP DE GENS SONT NAÏFS AVEC UNE COURTE MEMOIRE! qui attaque de front ? qui avait dit TOUT SAUF SARKOZY ? Laissez notre Président travailler tranquillement , pour une fois que nous avons UN qui travaille et qui OSE les réformes! Les Français qui se plaignent, qui critiquent, qui ne sont jamais contents! vous auriez voulu du Mitterand ? ou du Villepin ?
dadayaya a écrit le 30/01/2010 à 14:30 :
on ne cesse de nous démontrer que cette affaire irait contre les intérêts de Sarkosy,et,en même temps on nous affirme (sans preuve) qu'il est à l'origine de cet "appel".C'est vraiement prendre le chef de l'état pour un "débile" ce qu'il n'est certainement pas .
Megane a écrit le 30/01/2010 à 13:27 :
en France , la victime est toujours suspecte! car à ma connaissance, c'est bien N.Sarkozy qui se trouve sur les listings
tribun a écrit le 30/01/2010 à 13:10 :
Que de procès d'intention! Ne pas oublier d'où est venue l'idée, il y a quelques années d'envoyer un hélicoptère chercher un magistrat "sûr" sur les pentes de l'Himalaya pour arranger les affaires d'un certain président aujourd'hui chouchou des sondages...
Jos a écrit le 30/01/2010 à 12:44 :
Cette relance de l'affaire Clearstream est une grave erreur pour le parti présidentiel, pour le président et pour la France. Etant convaincu de la responsabilité de Sarkozy dans cette affaire, j'espère qu'il en payera les conséquences.
kermit a écrit le 30/01/2010 à 12:13 :
On peut difficilement envoyer à l'ombre pour quelques années les pâles comparses de "Néron", comme l'appelait, en connaissance de cause, Bernadette Chirac, et, en même temps blanchir celui-ci. Après le simple "rappel à l'ordre" de Julien Dray, décision exclusive, ça ferait quand même un peu trop de complaisance à l'égard des grand prêtres du Politiquement Correct.
iwjcg a écrit le 30/01/2010 à 11:33 :
la procedure d'appel a elle été modifiée recement ? Une déclaration a la radio ça ne vaut pas grand chose ! en tout cas cet acharnement améne la meme question sans réponse :Qui ? qui avait les reseaux pour fabrique cette farce ,qui est brutal et vulgaire ,imbu de sa personne au point d'etre d'une grossiereté jamais vue en France ? qui a intéret a neutraliser Villepin ? Au depart cette affaire devenue politique repose sur rien ! fabriquer un faux listing sous excel c'est le ba-ba de la bureautique ! j'espere que cette affaire va retomber sur son veritable instigateur !
naibar a écrit le 30/01/2010 à 10:15 :
Il n'y avait pas que des lampistes,quelqu'un à bien commandité l'affaire et que l'on cherche à se rapprocher de la vérité est bien normal.
PourquoiPas a écrit le 30/01/2010 à 10:10 :
Vu l'acharnement (y compris par procureur interposé) ... on finit par se demander si la falsification des listings n'avait pas pour but ultime de piéger De Villepin. Ce n'est pas plus invraisemblable que les différentes versions servies aux audiences. Une piste à creuser en appel ?
Claudec a écrit le 30/01/2010 à 09:53 :
La place publique est justement la place de la justice et c'est tout à son honneur qu'elle soit rendue au grand jour, n'en déplaise à ceux qui ont peur de la vérité. L'intérêt de cet appel réside d'abord dans la recherche d'une équité au nom de laquelle doit être refusé que des poids et mesures différents aient pu être appliqués aux divers prévenus, et ensuite que la lumière soit faite (publiquement) sur les interrogations demeurées sans réponse, telles que mises en évidence par les attendus du jugement en première instance. Quant à la supposée intervention de Sarkozy, il y a tout de même lieu de se souvenir qu'il fut la victime dans cette affaire et que tout Président de la République qu'il soit, il est fondé (comme d'ailleurs tout citoyen) à attendre qu'elle soit complètement tirée au clair.
lo76 a écrit le 30/01/2010 à 09:51 :
la mutation etait prete si jamais il oublie de faire appel
etiennepsg a écrit le 30/01/2010 à 09:42 :
si la justice c'est aller faire des déclarations aux médias pour dire ce qu'on va faire, alors il faut une réforme juste du système judiciaire. Mais c'est quoi cette justice ? On est quand même en France, c'est n'importe quoi, où va-t-on ? Quand à l'appel de M Marin, il montre qu'il est le porte parole de M Sarkozy car il y a aucune preuve de M De Villepin. Je soutiensl'ex-premier ministre, et cette affaire montre l'incapacité de la justice à rester indépendante .
Cekikonretrouvela ? a écrit le 30/01/2010 à 09:34 :
voyez cette affaire d'Etat entre les mains de Mam http://www.lepost.fr/article/2009/09/28/1715860_parce-qu-ils-enquetent-sur-cette-affaire-d-etat.html
pierre a écrit le 30/01/2010 à 08:40 :
il rend un mauvais service à la justice en allant annoncer a la radio qu'il avait decide de faire appel , c'est mettre la justice sur la place publique.
paulette62320 a écrit le 30/01/2010 à 07:52 :
il est plus qu'evident que sarko a incité le procureur de la république a interjeter appel .On sait qu'il hargneux et coléreux ,même si en ce moment,il se surveille <chassez le naturel il revient au galop>IL EST FACILE DE DEVINER SA RAGE.Quel camoufflé pour ce seigneur...........
LATRIBUNE a écrit le 30/01/2010 à 05:59 :
L Procureur est une fonction dépendante du garde des sceaux, qui dépend du Président. Tout est dit. Quand est ce qu'un journaliste osera faire un article sur cette question, et osera affirmer: le Président, par l'intermédiaire du Procureur, s'acharne, pour esquiver sa propre et probable responsabilité dans cette affaire.
> Retour haut de page
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |



Pied de page :