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Source : La Tribune - 30/01/2010 | 23:00 - 337 mots  | 

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Bachelot vaccinée contre les experts de la grippe A Un président CFDT pour piloter l'Unedic

Social : le patronat de la métallurgie se refait une vertu

Après avoir signé des accords sur l'emploi, la formation ou les seniors, la branche se penche désormais sur l'amélioration du dialogue social.

Un temps éclipsée de la scène sociale par « l'affaire des retraits en liquide », l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) est décidée à y retrouver sa pleine place. Ce vendredi, syndicats et patronat de la branche se sont retrouvés pour plancher sur « les voies et moyens du dialogue social » et sur la « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences » (GPEC). Deux nouveaux thèmes dans une longue série de négociations entamée au début de l'année 2009.

En l'espace d'un an, l'UIMM est en effet parvenue à conclure plusieurs accords. Premier d'entre eux, le texte signé en mai sur « l'emploi en période de crise », intégrant des dispositions sur le chômage partiel ou le prêt de main-d'oeuvre. Ont suivi, en décembre, deux accords sur l'emploi des seniors (le 10), puis sur la formation professionnelle (le 15).

Changements de pratique

Avec ce calendrier chargé de négociations, l'UIMM vise deux objectifs. Le premier, normaliser les relations avec les syndicats de la branche. L'affaire UIMM en 2007 et les déclarations de son président d'alors, Denis Gautier-Sauvagnac, sur l'utilisation de l'argent en liquide pour « fluidifier les relations sociales » avaient, pour le moins, jeté un froid. Depuis, la nouvelle direction de l'UIMM ne manque pas d'afficher les changements de pratique. Elle a notamment réintégré, dans le jeu social de la branche, la CGT et la CFDT, longtemps exclues d'accords signés avec les seules FO, CFTC et CGC.

Second but, s'imposer dans le paysage patronal, et face au Medef, comme l'initiateur de nombreux accords sociaux. Ainsi, le texte de branche sur l'emploi en période de crise a largement inspiré celui conclu en juin entre le Medef et les syndicats nationaux.

Reste que le volontarisme trouve aussi sa limite. Récemment, la négociation sur les salaires minimaux de branches des cadres et ingénieurs pour 2010 s'est ainsi soldée par un échec. La CFDT étant la seule à valider l'augmentation proposée de 1,2 %, l'UIMM a retiré son texte le 15 janvier. Et émis de manière unilatérale de simples recommandations à destination des entreprises...

Agnès Laurent

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