Le seuil fatidique des 50 milliards d'euros n'a pas été franchi mais il est des présentations qui rendent la charge de la dette spectaculaire. Il est vrai que l'endettement croissant de la France (1.809 milliards d'euros attendus en 2012, soit 87,4 % du PIB, contre 1.209 milliards fin 2007) contraint l'État à réserver une part de plus en plus lourde de ses dépenses aux remboursements des intérêts d'emprunts.
En 2012, selon le projet de loi de finances (PLF) pour 2012, la charge de la dette atteindra 48,8 milliards d'euros contre 45,4 milliards en 2011. Un poids sans précédent puisque, une fois retranchés le coût des pensions des fonctionnaires, ce poste dépasse, pour la première fois, celui de l'Éducation nationale (45,5 milliards d'euros).
Une présentation qui a le mérite de « frapper les esprits en montrant que c'est autant d'argent qui n'est pas consacré à l'aide publique », observe l'économiste Nicolas Bouzou, directeur du cabinet d'analyse économique Astérès, rappelant que ce sont les dépenses sociales qui demeurent les moins contrôlables. Car pour l'heure, en comptabilisant les pensions (37,7 milliards d'euros en tout...
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :