Angela Merkel peut respirer. Sa coalition a tenu ce jeudi le choc du vote du Bundestag sur l'élargissement du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Sur les 523 députés qui ont approuvé le texte, 315 faisaient partie de la coalition de la chancelière. Cette dernière n'a donc pas eu besoin des voix écologistes ou sociales-démocrates pour atteindre la majorité absolue de 311 voix. Nul ne peut dès lors contester sa légitimité.
D'un point de vue européen, l'adoption de ce texte par le Bundestag ? le Bundesrat devrait suivre ce vendredi ? est une étape essentielle pour l'application des mesures décidées par le Conseil européen le 21 juin dernier : élargissement de la capacité d'emprunt du FESF à 440 milliards d'euros, capacité à agir sur le marché obligataire ou à aider les États à renflouer leurs banques.
Premier contributeur potentiel de ce fonds, l'Allemagne, onzième pays de la zone euro à ratifier ces décisions, vient de signer avec ce vote le véritable acte de naissance du nouveau fonds. Même si la décision slovaque, le 11 octobre prochain, reste incertaine, un refus de Bratislava n'empêchera vraisemblablement pas la mise en place de ces mesures.
Sur le...
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :