Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. » Jamais avare d'un bon mot, toujours frappé au coin de son bon sens un peu brutal, Charles Pasqua aurait pu appliquer cette triste vérité politique aux prévisions économiques. Le prestigieux BCG a donc tout loisir d'annoncer sans trop s'exposer que la part de marché de la voiture électrique sera de 4,5 ou 6 %, peut-être même 10 % dans certains pays d'ici à 2020 (voir page 2). D'autant que de telles hypothèses peuvent paraître anecdotiques ou à tout le moins décevantes. C'est pourtant énorme. Même si ces chiffres ne sont pas atteints. Eh oui. En politique comme en économie, nous avons la mémoire courte. Qui aurait misé un euro sur un tel scénario il n'y a ne serait-ce que dix ans de cela ? Quand chez les constructeurs, la simple évocation de ces voitures sans essence provoquait des sourires entendus, pour ne pas dire du mépris : jamais les conducteurs ne l'accepteront, les obstacles technologiques sont insurmontables......
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La peur bleue de la voiture verte
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