L'embellie sur la demande de crédits des PME s'annonce de courte durée
Le Comité de Bâle confirme les règles pour les banques dites « systémiques »
Les entreprises ont toutes les chances d'être les victimes collatérales de la nouvelle régulation financière. Dans une étude rendue publique jeudi, l'agence Standard and Poor's estime que le coût additionnel du crédit bancaire aux entreprises de la zone euro pourrait atteindre 30 à 50 milliards d'euros par an d'ici à 2018, alors que dans le même temps, le surcoût des emprunts auprès des banques américaines s'établirait entre 9 et 14 milliards de dollars. Les entreprises européennes ont en effet davantage recours au crédit bancaire pour se financer que les américaines.
Prêts de court terme
Ce renchérissement sera le premier effet de l'application des normes prudentielles Bâle III pour la banque et Solvabilité II pour l'assurance, selon Standard and Poor's. L'augmentation des exigences en matière de solvabilité réduira les marges des établissements financiers, qui, en contrepartie, devraient augmenter leur taux d'intérêt de 10 % à 20 % pour conserver des retours sur investissement situé entre 8 et 15 %, évalue l'étude.
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