Les entreprises latino-américaines qui pratiquent l'égalité de genre dans les comex surperforment

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En ouverture de la deuxième édition du Women's Forum au Brésil, la session des CEO Champions a fait salle pleine. Avec en point d'orgue, la présentation de l'étude inédite de McKinsey sur l'impact des femmes et les performances des entreprises. Instructif.

Le Women's Forum Brazil vient tout juste d?entamer sa deuxième édition. Et déjà, les organisateurs ne masquent pas leur satisfaction au vu de l?afluence. Rendez-vous est d'ores et déjà pris l'année prochaine. Malgré les manifestations contre la vie chère ? en particulier les hausses des tarifs des transports publics ? 500 chefs d'entreprise et dirigeants latino-américains, en majorité des femmes, mais aussi des hommes - ont bravé les embouteillages qui paralysent Sao Paulo pour être au rendez-vous de cette seconde édition.


Première session très attendue, les CEO champions affichent un nombre record de présidents d?entreprise. Autour de Beth Brooke (Ernst & Young) de Juan Pablo Urruticoechea (Sodexo), et bien sûr de Véronique Morali en qualité de présidente du Women?s Forum, 25 chefs d?entreprise au total se sont réunis pour échanger leurs pratiques et analyser l?évolution de l?égalité professionnelle dans les entreprises en Amérique Latine.*
McKinsey publie pour cette occasion une étude inédite qui confirme que, dans le continent sud américain, là aussi, les entreprises sont plus performantes lorsque leurs comités exécutifs ne sont pas seulement aux mains des hommes.

Un retour sur capitaux plus important

Selon les données recueillies en 2011 auprès de 345 entreprises brésiliennes, mexicaines, colombiennes, chiliennes, péruviennes et argentines, le retour sur capitaux propres est de 44 % supérieur dans les sociétés où des femmes siègent aux comex. L?étude démontre par ailleurs que 60 % des cadres interrogés reconnaissent l?impact positif de la diversité de genre dans les équipes de direction (avec des prises de décision plus collégiales) et sur la performance financière.

A l?avenir, la part toujours plus grande des filles dans les études supérieures devrait confirmer le potentiel mais elle ne masque pas la difficulté actuelle des entreprises à recruter des femmes aux plus hauts postes de la hiérarchie. Certes la contribution des femmes à l?économie et aux revenus familiaux a augmenté de 8 % ces 20 dernières années, certes, les décisions d?achat dans cette partie du monde seraient à 70 % d?origine féminine. Mais seulement 7 % des entreprises latino-américaines accueillent des femmes dans leurs comités exécutifs.

* Parmi les dirigeants des entreprises brésiliennes, les CEO champions comptent désormais en leur sein : Andrea Alvarez (Pepsico), Michel Levy (Microsoft), Ana Maria Fernandes (EDP Energias do Brasil), Marcelo Naigeborin (Morgan Stanley), Alberto Mondelli (Mercer), Franklin Feder (Alcoa), Marco Tulio (Embraer), Claudia Sender (Tam Airlines), David Legher (Avon), Jean-Philippe Ollier (Michelin), Alberto Mondelli (Mercer), Paloa Kiwi (Tupperware), Celina Antunes (Cushman and Wakefield), Irlau Machadau (AC Camargo), Frederic Kachar (Editora Globo), Judith Newsam (Guy Carpenter), Rafael Moliterno Neto (Unimed Seguro) et Sonia Hess de Souza (Dudalina).

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