Comment ça, vous aimez votre boîte ? !

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Depuis 10 ans, Sophie de Menthon appelle les salariés heureux à déclarer leur amour à leur entreprise. | DR
Depuis 10 ans, Sophie de Menthon appelle les salariés heureux à déclarer leur amour à leur entreprise. | DR (Crédits : DR)
Pour la dixième année consécutive, la journée "j'aime ma boîte" entend fêter les entreprises et ceux qui sont heureux d'y travailler. Une initiative en partenariat avec la Tribune.

Il existe une majorité silencieuse qui finit par avoir un peu honte de ne pas être en guerre contre l'entreprise, de ne pas être exploitée, de ne pas éprouver la fameuse souffrance au travail, de ne pas fustiger ceux qui ont gagné de l'argent et même hérité, qui estime même que le patron est plutôt globalement sympa…

Bref ! Une vraie majorité incontestable qui "aime sa boîte !", mais comment oser le dire sans apparaître comme un nanti, comme quelqu'un d'une "autre planète" ? Comment oser démentir ceux qui sont supposés nous "défendre" contre on ne sait plus très bien quoi. Nous défendre de travailler le soir ou le dimanche, nous accuser en même temps de ne pas avoir de travail !

Ceux qui parlent pour tout le monde

Ceux qui nous défendent en comptant nos heures, qui nous défendent en faisant grève ; ceux qui la plupart du temps stressent tout le monde - mais c'est certainement du bon stress puisque c'est pour la bonne cause (la leur). Ceux qui décident que puisque nous ne sommes pas mécontents de notre sort nous devons payer pour ceux qui le sont. Ceux qui méprisent les employeurs parce qu'ils ont des "employés" et qui les méprisent encore plus de ne pas en employer d'avantage. Ceux qui veulent, c'est gentil, que nous gagnions d'avantage mais dès que c'est le cas nous montrent du doigt.

Nous sommes entourés de professionnels qui nous veulent du bien : de médias qui nous rappellent avec persévérance et générosité combien nous allons mal, combien nous souffrons… Comment ne pas soutenir et admirer ceux qui dépensent notre argent pour nous offrir tout ce que nous ne pourrons jamais rembourser et que nous n'avons pas demandé ; ceux qui veulent nous faire partir plus tôt à la retraite mais en nous privant des revenus que nous attendions de la nôtre bien gagnée et méritée.

Bonne fête aux entreprises !

Alors timidement quand même, un jour dans l'année, osons ! Souhaitons "bonne fête" à toutes les entreprises de France, à tous ceux qui y travaillent (privé et public sans distinction, patrons & salariés). "Bonne fête" à ces communautés d'hommes et de femmes qui se retrouvent tous les matins sans avoir une rancœur au cœur : "J'aime ma boîte ". Au moins un jour dans l'année : assumons ! Ce jour-là montrons à nos enfants que ce n'est pas tous les jours l'enfer et qu'il faut admirer ceux qui prennent le "risque" d'aller travailler, d'entreprendre, de contribuer à la richesse commune… autant que les joueurs de foot. Rappelons-leur que le chômage n'est pas une fatalité et le travail pas forcément un esclavage ! Disons-leur que l'on changera plusieurs fois d'entreprise sans sa vie et que ce n'est pas systématiquement un drame, que l'on peut apprécier et aimer des "boulots" successifs.

Le 3ème jeudi d'octobre, tous les ans et depuis 10 ans -  cette année, le jeudi 17 octobre - nous fêterons nos entreprises comme nous fêtons les amoureux, les grands-mères, les mères, les pères, le muguet, les victoires et les amnisties. Assumons et exprimons notre reconnaissance de travailler ensemble dans un même élan. Un jour sans revendications, sans jalousie sociale, sans complaintes et sans drames. Nous disons : "Pouce ! "

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