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http://www.latribune.fr/loisirs/expositions/20091106trib000441252/paris-berlin-l-art-et-la-mode-nus.html
La Tribune.fr - 06/11/2009 | 18:37 - 357 mots
Exposer la mode, sans le moindre vêtement ? L'affaire peut paraître alambiquée, tout du moins expérimentale. Mais lorsque le projet réunit en son sein des créateurs brillants et exigeants comme Hussein Chalayan, Raf Simons, Pierre Hardy, Bless et Maison Martin Margiela, la performance ne manque ni d'intérêt esthétique ni de quête artistique pointue.
Après avoir été montrée à Luxembourg et à Lausanne, cette exposition baptisée "Dysfashional" fait donc escale à Paris, passage du Désir (le lieu d'exposition de l'agence), avant de s'installer a Berlin en 2010 à la Haus der Kulturen der Welt (Maison des cultures du monde). L'occasion de découvrir de nouveaux plasticiens et designers parisiens et berlinois, dont la contribution tend à créer un pont symbolique entre les deux rives du Rhin. La volonté de chacun - mettre en lumière la relation étroite qui lie le vêtement au corps - façonne en quelque sorte, ou tout du moins participe, a l'identité de chaque individu.
Ainsi, le brillant Raf Simons, directeur artistique des collections homme et femme de Jil Sander, a-t-il choisi d'exposer les différentes facettes de son imaginaire au travers de l'installation vidéo "Repeat".
La rage du designer
Aucun vêtement. Sur les deux moniteurs, les séquences filmées par Peter de Potter nous invitent à éprouver la personnalité complexe du designer, à suivre ses errements et à s'approcher au plus près de la rage qui l'anime.
De son côté, Hussein Chalayan met en scène, avec "Airmail Dresses", le vêtement comme vecteur de transformation de la société. Les robes de papier qu'il avait créées pour une précédente collection se replient sur elles-mêmes pour épouser la forme d'une enveloppe prête à poster.
Passionné par les volumes, la géométrie et l'écriture au noir, Pierre Hardy, en collaboration avec Damien Blottière, s'amuse des chaussures. Fétichisme, érotisme. "Les chaussures à talon ne sont-elles pas pour une femme la façon la plus élégante d'avoir mal", répète le créateur a l'envi.
Au final, l'exposition, voulue comme un baromètre des récentes expérimentations entre artistes et créateurs de mode, est un véritable champ d'exploration. Pour les deux commissaires, Luca Marchetti et Emanuele Quinz, elle tend à exposer la mode comme le révélateur instable de la sensibilité du temps présent.
Jusqu'au 29 novembre. www.passagedudesir.com
Isabelle Lefort
koko a écrit le 09/11/2009 à 13:55 :
belle expo. ai été frappé par la sculpture d'item-idem sur la vanité avec galliano (pas richard l'accordéoniste de choc !) lagerfeld entre autres dans le style mont ruchmore ( ?) avec les présidents américains. une vision décalée de la mode et de l'art. une oeuvre d'une jeune français, très international, cyril duval.
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