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C’est une première pour le Musée des Beaux Arts de Montréal, l’exposition consacrée à Miles Davis. Jamais le jazz n’avait eu droit de cité dans ce musée… comme ce fut le cas aussi à la Cité de la Musique à Paris qui avait initié et présenté cette exposition l’hiver dernier.
A Paris, ce débarquement du jazz au musée de La Villette avait été couronné de succès avec 75.000 visiteurs en trois mois "condamnant" même les organisateurs à donner des nocturnes supplémentaires. Dans la métropole québécoise, le Festival International de Jazz (25 juin-6 juillet) a provoqué un pic de fréquentation pour cette exposition qui a été légèrement adaptée par les autorités culturelles montréalaises.
Si le fil conducteur voulu par le commissaire parisien Vincent Bessières a été maintenu - la vie de Miles traversée en huit périodes avec force illustration musicale - des œuvres d’art ont été ajoutées, et notamment des tableaux de Jean-Michel Basquiat, des autoportraits (dessins et peintures) et une sculpture géante en résine de Miles signée Niki de Saint Phalle.
L’exposition présente également - et c’est certainement le bonus le plus vivant - des illustrations des nombreux passages du trompettiste à Montréal. On y voit ainsi Miles en concert en 1985, six ans avant son décès : "on entend un Miles à la fois sombre et intense mais aussi léger par moments au point de jouer à cache-cache avec la caméra au milieu d’un solo. Du grand art", témoigne André Ménard, directeur artistique du Festival International de Jazz de Montréal.
"We want Miles". Miles Davis : le jazz face à sa légende. Musée des Beaux-Arts de Montréal, jusqu’au 29 août.
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