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Loisirs / Festival de Cannes 2009

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Robert Guédiguian lève "L'armée du crime" à Cannes

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Le réalisateur marseillais raconte avec force l'histoire du réseau Manouchian sous l'occupation.

L'armée du crime de Guédiguian

Yasmine Youssi

Ils étaient une quarantaine. Les uns avaient fui le nazisme, l'antisémitisme ou le fascisme. D'autres avaient déjà combattu en Espagne, et certains n'avaient pas 20 ans. Mais tous étaient attachés à une certaine idée de la France, et décidés à lutter contre l'occupant allemand à coup de sabotages et d'attentats. Evoluant d'abords séparément, ils se sont regroupés autour d'un chef, le poète arménien Missak Manouchian (ici interprété par l'impeccable Simon Abkarian), montant nombres d'actions plus spectaculaires les unes que les autres. (La bande annonce du film "L'armée du crime")


C'est l'histoire de cette "armée du crime", comme l'appelait Vichy, que raconte avec force Robert Guédiguian dans un film projeté hier hors compétition. Le réalisateur revient sur le courage de ces hommes et de ces femmes qui étaient prêts à mourir pour un pays qui n'était pas le leur mais qui avait su les accueillir. Le cinéaste souligne également l'implication de la police française chaleureusement félicitée par les nazis pour avoir menée seule la rafle du Vel D'hiv et l'arrestation du réseau Manouchian.


Guédiguian s'attache plus particulièrement à la figure de ce dernier, préférant brosser le portrait d'un homme plus que celui d'un héros. Ce qui donne lieu à des scènes magnifiques comme celle où Manouchian revient sur le lieu de son premier attentat et pleure à l'idée qu'il est passé dans le camp des combattants, conscient qu'il ne pourra plus jamais en ressortir. C'est peut-être ici l'une des œuvres les plus personnelles de Robert Guédiguian dont le père était communiste et arménien. L'une des plus ambitieuses aussi. L'une des plus classiques assurément, ce qui sied parfaitement au sujet.

Sortie en salles le 26 septembre 2009

latribune.fr

Vos réactions

  • j'attends impatiemment a écrit le 27/05/2009 à 21:46 :

    • j'avais 12 ans à cette époque j'étais au courant habitant alfortville les affiches innondaient les murs!je me souvient de tout ce que dit robert guédiguian consernant ce film historique avec son talent et celui de sa femme que j'ai eu le bonheur de connaître à la première de Pénélope o penélope de ce merveilleux acyeur qu'est simon abkarian ankine

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