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Loisirs / Festival de Cannes 2009

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Quentin Tarantino revisite le film de guerre avec "Inglorious Basterds"

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Le réalisateur de "Pulp Fiction" réussit un film distrayant à la mise en scène virtuose mais au rythme malheureusement inégal.

Cannes n’attendait plus que lui ! Quentin Tarantino a présenté hier soir son dernier film aux festivaliers. "Inglorious basterds", pourtant, n’a pas fait l’unanimité. Et s’est révélé, comme beaucoup de longs métrages présentés à l’occasion de cette 62ème édition, brillant dans sa forme, un peu léger sur le fond mais néanmoins très distrayant.

Pour cette fois, le réalisateur de "Pulp Fiction" (palme d’or 1994) s’est amusé à jouer avec les codes du film de guerre. Tout commence en France en 1941, lorsque l’affreux colonel SS Lauda (Chistoph Waltz, une révélation) fait massacrer une famille juive cachée par un paysan. Sochana (Mélanie Laurent), la fille aînée, parvient heureusement à s’enfuir. On la retrouve quelques temps plus tard à Paris à gérer le cinéma légué par sa tante. Pendant ce temps, une bande de soldats américains juifs, les "inglorious basterds" (bâtards sans gloire) emmenés par Aldo l’Apache (Brad Pitt, parfait), parachuté dans l’Hexagone, terrorise les nazis en s’attaquant aux hauts dignitaires du IIIème Reich avec l’objectif d’en scalper un maximum.

On renoue ici avec les codes "tarantinesques" : des phrases cultes hilarantes, une violence très crue, quelques touches gores (mieux vaut regarder les scènes de scalp à jeun), une bande son exceptionnelle et totalement anachronique, une mise en scène et des plans virtuoses et un hommage au cinéma. La bande d’Aldo l’Apache rappelle celle des "Douze salopards"; le cinéma de Mélanie Laurent "Le dernier métro"; la musique d’Ennio Moricone, les westerns spaghettis.

Plus jubilatoire encore est la manière dont Tarantino joue avec l’Histoire. Dommage que l’ensemble soit beaucoup trop long, comme si Tarantino n’avait pas réussi à maîtriser le rythme de son film, ce qu’il fait généralement très bien.

Yasmine Youssi, à Cannes

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