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La Tribune.fr - 21/05/2009 à 11:46 - 178 mots
Sera-t-il encore possible de refuser l’aumône à un mendiant d’Europe de l’Est ? Pas après avoir vu le dernier film de Sam Raimi, "Drag Me to hell", présenté hier soir en séance spéciale à minuit, hors compétition. Car il est ici question d’une adorable employée de banque, à peine âgée d’une vingtaine d’années, en lice pour une promotion.
Aussi préfère-t-elle refuser de rééchelonner le prêt immobilier d’une vieille gitane, pour se faire bien voir de ses patrons. Sauf que sa cliente lui jette le pire des sorts. Et voilà la pauvre gamine possédée par un affreux démon plus connu sous le doux nom de "Lamia".
Sam Raimi, le réalisateur de "Spiderman", revient à ses premières amours et signe un film d’horreur dans la grande tradition du genre. Esprits maléfiques, sang qui gicle, animaux sacrifiés, scènes qui font très peur… Rien ne manque ici. Raimi a en plus rajouté à l’ensemble, porté par une mise en scène nerveuse et efficace, une bonne dose d’humour. De quoi ravir les fans. Pour les autres, c’est juste un long moment à passer.
Yasmine Youssi, à Cannes
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