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La Tribune.fr - 24/05/2009 Ã 19:21 - 227 mots

Il avait fait scandale en 2002 avec "Irréversible", présentant aux festivaliers une scène de sodomie dont beaucoup ne se sont toujours pas remis. Gaspard Noé est revenu vendredi à Cannes avec un nouveau film précédé d’une sulfureuse réputation. Mais c’est une œuvre interminable (2h30) plus fumeuse que scandaleuse qu’ont découvert les spectateurs.
Pour cette fois, le réalisateur a choisi de se focaliser sur un petit dealer anglo-saxon installé à Tokyo, où il a fait venir sa sœur dont il a été séparé à la mort de leurs parents. Mais, un soir, ses affaires tournent mal et le jeune homme est tué par la police. Sauf que son esprit continue d’errer sur la ville, suivant sa sœur de backrooms en club de strip-tease.
La chaire est, ici, filmée de manière extrêmement crue. C’est parfois tellement ridicule que ça en devient risible. Comme lorsque le kiki d’un homme s’en vient cogner la paroi vaginale de sa partenaire pendant qu’ils font l’amour. D’autres scènes sont tout simplement insoutenables comme ce curetage filmé en gros plan avant que la caméra ne s’attarde sur l’embryon prélevé. Qu’est-ce que ça apporte à l’intrigue ou au public? Vraiment pas grand chose. A cela, Noé ajoute des scènes psychédéliques qui n’en finissent pas pour nous faire ressentir les effets de la drogue. D’autres avaient déjà fait ça avant lui. Des artistes. Et de manière bien plus intéressante.
Yasmine Youssi à Cannes
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bellucci a écrit le 25/05/2009 à 09:00 :
ça c'est envoyé! "d'autres avaient fait ça avant lui. Des artistes." Et bim! dans les dents de ce "réalisateur" passablement glauque et, vous l'avez dit, fumeux.
irréversible a écrit le 25/05/2009 à 08:57 :
filmer de manière grossière ce qui est privé relève effectivement du voyeurisme. Le cinéma n'est pas uniquement dédié aux artistes et réaliser un long métrage ne signifie pas faire un chef d'oeuvre. Il est dommage que ce genre de regard sur l'humanité puisse se projeter devant un public aussi banalement. Le malsain n'est pas spécialement artistique si le sujet photographié est la conséquence d'un simple copier/coller. Pour qu'il y ait art il faut réinventer le sujet, le faire voir sous une autre dimension. Sinon que peut on en dire : quel culot ! il est fort d'avoir oser ! Quelle performance ! etc...
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