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Source : La Tribune.fr - 08/03/2010 | 11:44 - 849 mots  | 

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Charles-Henri de Ponchalon : "la chasse : un acteur majeur du développement durable"

Au-delà d'un simple hobby, la chasse soutient activement le développement rural et répond à des enjeux liés au développement durable. Un point de vue présenté avec passion par Charles-Henri de Ponchalon, président de la Fédération nationale des chasseurs.

ponchale

Comment qualifier la France d'un point de vue cynégétique ?

Elle est le pays européen d'excellence cynégétique. Par la variété de ses biotopes, qui vont de la grande plaine à la haute montagne en passant par les marais, les zones humides et le bocage. Elle possède aussi la plus grande surface boisée de l'Union européenne, avec 28 % du territoire national, soit 10 % des forêts européennes. Par ses espèces chassables également, au nombre de 90, comme par la variété de ses modes de chasse que l'on estime à plusieurs dizaines. Pas étonnant dès lors que ce soit également le pays européen où l'on trouve le plus de chasseurs, 1.350.000, dont 30.000 femmes, rejoints par 23.000 nouveaux pratiquants chaque année. Forte de plus de 80.000 sociétés et associations locales, la chasse génère 23.000 emplois induits répartis sur tout le territoire national et un chiffre d'affaires annuel de 2,4 milliards d'euros. Elle représente donc une activité économique non négligeable. La dépense moyenne annuelle d'un chasseur pour son loisir est de 1.600 euros, mais elle est nettement plus élevée dans certaines régions comme la Sologne ou l'Est, où elle s'élève à 4.000 euros annuels. L'investissement réalisé dans les locations de territoires de chasse, les dépenses d'hébergement et de restauration, l'équipement, l'entretien des chiens ou des chevaux sont autant d'éléments clés de cette dynamique. La chasse constitue également une source de revenus appréciable pour les propriétaires privés qui louent leurs territoires à des chasseurs, les communes, ou encore l'Office national des forêts, pour lequel un quart des revenus vient des locations de chasse.

La chasse est donc un acteur dynamique du développement des territoires ruraux ?

La présence d'une activité cynégétique est souvent la clé de la préservation d'un artisanat de grande qualité : fabricants d'armes, facteurs de trompe, équipements vestimentaires... L'Observatoire économique du Loir-et-Cher a du reste calculé que la chasse représentait jusqu'à 13 % du chiffre d'affaires des entreprises locales, et contribuait pour 40 % au maintien de l'activité des établissements d'hôtellerie-restauration en période de basse saison. Si un chasseur en Sologne effectue en moyenne 25 sorties par an, dans le Sud de la France - qui se caractérise par une chasse plus populaire et collective - le nombre de sorties s'élève à 70. Pour une commune des Landes comme Mimizan, par exemple, malgré une activité de tourisme balnéaire dominante, la chasse participe à la consolidation de 5 % des emplois du secteur tertiaire.

La France attire-t-elle les chasseurs étrangers ?

En effet, et dans certains départements frontaliers, ils représentent jusqu'à 10 % des pratiquants. Cet apport du tourisme cynégétique s'explique par la qualité et la diversité de notre territoire, mais également par l'originalité de nos quarante modes de chasse différents et l'abondance de notre gibier, en particulier les grands animaux. Plus actuelle compte tenu de l'engouement pour les loisirs de pleine nature, elle constitue aussi un moteur social important en raison de la formidable convivialité qu'elle génère. Enfin, la chasse est l'un des acteurs dynamiques du développement des territoires ruraux en métropole aussi bien qu'en Outre-mer.

Comment la chasse s'inscrit-elle dans les enjeux liés au développement durable ?

Reconnue depuis 2004 par la Commission européenne comme acteur majeur du développement durable, la chasse joue un rôle déterminant dans l'aménagement des espaces, la préservation des biotopes et la conservation des espèces. Le rapport du Conseil économique et social de 2008, « Chasse et Développement Durable », a magistralement décrit l'apport irremplaçable des activités cynégétiques en la matière. Et, de fait, plus personne aujourd'hui ne peut contester le rôle des chasseurs dans le maintien de la biodiversité, mission qu'ils autofinancent entièrement. A titre d'exemple les chasseurs prennent entièrement à leur charge les dégâts commis aux cultures par le grand gibier, et ce pour une somme supérieure à cinquante millions d'euros l'an passé ! Sans les chasseurs, plus un seul lièvre, perdreau ou faisan dans nos grandes plaines céréalières ; plus un chevreuil, cerf ou sanglier dans nos forêts ; plus une seule zone humide capable d'accueillir les espèces de migrateurs tels que canards, bécassines et autres limicoles. L'agriculture productiviste moderne, la réduction constante des territoires du fait des infrastructures routières et ferroviaires - le modernisme en quelque sorte - ne laisseraient que peu d'espoir de survie à la faune sauvage que les chasseurs s'attachent à défendre.

La chasse est donc une nécessité pour l'écologie ?

A plus d'un titre. Aujourd'hui, elle gère plus de 39 millions d'hectares de quiétude pour la faune sauvage. En collaboration avec les agriculteurs, les sociétés d'autoroutes, la SNCF, les collectivités locales, les chasseurs implantent chaque année plusieurs milliers d'hectares de jachères fleuries ou mellifères ; ils réalisent également 20.000 km de haies et entretiennent 90.000 hectares de zones humides dans le cadre de conventions internationales. Leur engagement bénévole représente d'ailleurs l'équivalent de 11.000 emplois plein temps. Poursuivre nos efforts en faveur de la biodiversité, développer nos partenariats avec le monde agricole, renouveler et faire connaître nos réalisations en faveur de la faune, partager notre amour de la nature vraie avec l'ensemble de nos concitoyens, voilà les objectifs que se donne la Fédération nationale des chasseurs.

PROPOS RECUEILLIS PAR N.S. (publi-éditorial)

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  • azer a écrit le 12/03/2010 à 20:19 :

    • La chasse est un loisir qui consiste à tuer des animaux . Les chasseurs s'attachent donc à maintenir les populations animales ( cerfs , sangliers , lièvres etc ... ) qu'ils chassent à un niveau suffisant pour avoir la matière première de leur loisir : des animaux à tuer . Ainsi , ils peuvent se poser en " régulateurs " de la faune , en ayant désormais le courage ou l'inconséquence d'avouer qu'ils sont , par les déséquilibres qu'ils entretiennent ( prolifération des sangliers et autres ) , des dérégulateurs volontaires afin d' éprouver leur plaisir à réguler par les armes . Quand C-H de Ponchalon affirme " Et, de fait, plus personne aujourd'hui ne peut contester le rôle des chasseurs dans le maintien de la biodiversité " , on se demande s'il faut rire de cette propagande ridicule ...

  • terrienne01 a écrit le 12/03/2010 à 19:17 :

    • excusez-moi mais je m'étrangle de rire.

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